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Santé: les dangers du dossier médical partagé

Spécialiste des questions de santé, le député Gérard Bapt (PS) réclame un moratoire sur le projet du dossier médical partagé, en attendant une évalutation indépendante de la Cour des Comptes. Il craint que ce chantier devienne «une construction (...) technocratique», onéreuse et «peu sécurisée», sans réel intérêt pour le corps médical et les patients.

Fumer plus pour gagner plus

Le tabac est une drogue, comme le pouvoir, on est prêt à toutes les bassesses pour le garder. Voilà déjà quatre ans que l'Etat traque le fumeur, augmente le prix de son paquet (sans succès, il s'approvisionne aux frontières ou par petits réseaux peu orthodoxes) et perd 35 millions de recettes fiscales.

Le non-recours aux droits

La mode est chez certains de dénoncer « l'assistanat », autre forme de culpabilisation de ceux qui font valoir les droits sociaux de notre pays. Mais à bien y regarder, de nombreux bénéficiaires potentiels ne les font pas valoir.

Avortement: l’indignation, piège à cons moderne

L'indignation peut être un piège à cons. En Suisse un débat est lancé sur le remboursement de l'IVG par l'assurance maladie. Une initiative populaire sera votée proposant de sortir l'IVG de l'assurance maladie. Une journaliste éditorialiste s'oppose au refus de remboursement en termes assez recherchés. Je lui réponds ici en citant les passages concernés:

Je me permets de m’adresser à vous, Madame Mayencourt, qui dirigez la rubrique Suisse de la Tribune de Genève. Votre édito de ce jour concerne l’initiative populaire demandant que l’IVG ne soit plus remboursée par l’assurance maladie de base. Vous vous élevez contre cette initiative et prenez position pour que le remboursement continue. Je pense que votre propos pourrait produire le contraire de ce que vous souhaitez.

Des pans entiers de la Sécurité Sociale livrés aux assurances privées (1)

Article de Jean-Jacques Chavigné publié sur Le Soupirail le 16 février 2011, rubrique "à contre-jour"

46 millions d’habitants des Etats-Unis ne disposent, aujourd’hui, de strictement aucune assurance maladie. La réforme de l’assurance maladie annoncée dans le programme de Barak Obama devait permettre d’en finir avec cette dramatique anomalie dans le pays le plus riche du monde.

C’était sans compter avec le lobby des assurances privées qui a réussi à faire reculer Obama et à lui faire abandonner son projet d’accroître largement la part des financements publics de l’assurance santé. Il lui a fallu, pour l’essentiel de sa réforme, s’en remettre aux assurances privées et à quelques mesures régulatrices. Résultats, selon deux chercheurs de l’OFCE, Christine Rifflart et Vincent Touzé : cette réforme laisserait toujours, en 2019, « 23 millions de résidents américains sans assurance ».

Et ce n’est pas fini, le lobby des assureurs privés qui a largement contribué au financement des « Tea parties » et de la victoire des Républicains à la chambre des Représentants compte bien maintenant sur ces nouveaux élus pour détricoter, un à un, tous les fils de la fragile réforme d’Obama.

La leçon de cette courte histoire est évidente : quand la santé d’un pays est entre les pattes des assurances privées, il est extrêmement difficile de leur faire lâcher prise quelque en soit l’intérêt pour la santé publique. C’est pourtant le moment que choisissent Sarkozy et son gouvernement pour tenter de livrer aux assureurs privés des pans entiers de notre Sécurité sociale.

Étrangers malades : l'État contre le droit

Collectif de chercheurs, journalistes et militants, Cette France-là met à l'épreuve la politique d'immigration. Et dénonce aujourd'hui l'adoption par le Sénat d'un article réduisant le droit au séjour des étrangers malades.

Bourgogne: L'Assurance maladie se serre la ceinture (Partie2/2)

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Bourgogne: L'Assurance maladie se serre la ceinture (Partie 1/2)

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