Frédéric Debomy, coordinateur du livre Résistances. Pour une Birmanie libre, analyse les réformes annoncées par la junte birmane. Selon lui, «la Birmanie n'est pas à ce jour devenue un Etat de droit, (...) la communauté internationale ne doit pas se réjouir trop vite des changements observés».
Le régime birman a fait un petit pas vers l'ouverture cet été en invitant l'opposante Aung San Suu Kyi dans la capitale Naypyidaw pour rencontrer le nouveau président «civil». Mais pour Frédéric Debomy, président d’Info Birmanie, il faut que le régime aille désormais au-delà des symboles.
La Birmanie ne devait être qu’une étape dans les pérégrinations de l’infatigable voyageur qu’est Philippe Charliat. Mais, ce voyage dans la Birmanie des années 80 se révèlera inoubliable.Une exposition à voir avant le 5 mars.
L’opposante birmane a retrouvé la liberté aujourd’hui. Une foule compacte l’attendait et a crié sa joie de la retrouver. Symbole de l’opposition à la dictature délirante des militaires birmans Aung San Suu Kyi a été retenue, assignée à résidence ou emprisonnée depuis une vingtaine d’années. Son dernier procès n’était qu’une parodie dont personne n’a été dupe.
C’est un débat en cours depuis des lustres, que ranime ces jours-ci le duel inégal entre la junte de Birmanie et sa bête noire Aung San Suu Kyi: boycotter (en tout cas l’assistance au pays), ou, aucontraire, jouer l’entrisme ?
Frédéric Debomy, président d’Info Birmanie, revient sur le changement de ton affiché par la France à l'égard de Rangoun après la «révolution safran» et estime que Paris comme Bruxelles doivent accentuer leur pression pour aller au delà de la «démocratie disciplinée» promise par les généraux.