Le 8 mai 2011, lors d'une immense manifestation contre la violence au Mexique, le poète Javier Sicilia, dont le fils avait été assassiné, prononçait un discours mémorable dénonçant la corruption des élites politiques mexicaines, leur culture de violence, et la responsabilité du modèle narcotique issu des États-Unis, fait d'hyper-consommation-ultra-répression.