Le «pire médiatique» qui puisse arriver lors d’un conflit, ce sont les réactions à chaud de journalistes, peu expérimentés sur un sujet, qui déferlent aux frontières en période de crise, au milieu d’une guerre qui est aussi celle de l’information. En particuliers lorsque Poutine, virtuose en la matière, est aux commandes. Les dépêches se télescopent, aucun recul, aucune contextualisation, ou si peu. Sur le conflit géorgien, on peut tout lire en ce moment : "Génocide", "Dictacteur", "Terrorisme" etc. Mais combien faudra-t-il de guerre et de massacres au long court comme en Tchétchénie pour comprendre les intentions du Kremlin ?