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Quand Léo Ferré est sans égal...

La mémoire et la mer

L'affront de la frontière

On veut refermer les frontières. Dresser des murs. Trier l’humanité se pressant sur nos bords et menaçant notre hexagone étroit pour ne pas dire obtus, lâche, borné.

Revenir, peut-être, à notre bel Ancien Régime, au Grand Siècle, à César : « La politique de Louis XIV restait fidèle à son principe », écrit le barrésien Bainville, « entourer la France de forteresses et de tranchées, fermer toutes les trouées, barrer les routes d’invasion. »

La négritude d'Aimé Césaire

Le mouvement de la négritude tel que le conçoit le regretté poète et homme politique martiniquais, Aimé Césaire[1], est un appel à assumer son humanité sans complexe.

Vice sarkozyen et vertu césairienne

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Nicolas Sarkozy rendant hommage à Césaire, plus qu'un goût de démago : un parfum d'imposture ! Entre le fan du « rôle positif » de la colonisation et l'auteur du Discours sur le colonialisme, les visions du monde et de l'histoire de France sont tellement antagoniques qu'on ne peut s'empêcher de trouver piquant que le premier soit contraint, le temps d'une cérémonie, de s'incliner devant le second.

Aimé Césaire : le volcan s'est éteint

Le glas ayant sonné, Césaire est donc parti. Désormais allongé, étendu seul, il est là, ici, partout et nulle part, fiché horizontalement, à la manière de ce qui plus jamais ne se relèvera.

Passé au pays du grand sommeil, le veilleur s’est finalement délivré de soi. Et ayant rejoint le revers du temps, celui-qui-guettait-la-nuit s’est frayé un chemin solitaire dans la nuit, la grande nuit de l’innommé.

Service minimum pour des «obsèques nationales»

Germaine Tillion, décédée samedi, et Pierre Aliker, seul dimanche à prononcer un hommage aux «obsèques nationales» d'Aimé Césaire, sont nés à trois mois d'intervalle en 1907. Des «centenaires», comme on dit. Mais ce qui a rapproché, ce week-end écoulé, l'ancienne résistante et militante contre la torture en Algérie, et le compagnon de route de toujours du poète et militant de la "négritude", ce n'est pas l'âge mais la désinvolture dont les chaînes d'information télévisée ont fait preuve à leur égard.

Rendons à Césaire ...

Ségolène Royal, très émue : "C'est lui qui m'a appris les mots en 'tude'. Sans lui, je crois que je n'aurais pas été élue Présidente de la république" (Eh oui, personne n'a encore osé lui dire ...)

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