En 1953, un auteur doué, promis durablement aux mannes universitaires de l'esthétique, publie finalement sous la forme de poèmes un livre dont il avait envisagé initialement de faire un roman. C'est Du mouvement et de l'immobilité de Douve, d'Yves Bonnefoy, œuvre poétique donc, profondément empreinte de philosophie. Quelques années plus tard à peine, en 1956, une adolescente (née en 1940) inaugure ses Cahiers, un journal donc, poétique, où elle invente mine de rien, avec l'emploi du tiret, une nouvelle forme, contemporaine, de verset :