Samedi 14 mars 2009. Rencontre avec deux femmes, gare Montparnasse. L’une est grand reporter, correspondante de guerre, toujours en mouvement, d’ailleurs elle doit prendre un train dans une heure. L’autre est dessinatrice, posée en apparence seulement, tout aussi vagabonde et passionnée d’ailleurs.
Justement, avez-vous l’impression, Daphné, d’avoir dans cette bande dessinée le rôle qui est habituellement celui d’Anne : donner la parole à quelqu’un, se fondre dans son univers ?
Daphné : non, pas vraiment. D’abord parce que je me suis mise en scène beaucoup plus qu’elle ne le fait habituellement. Je ne me suis pas effacée. Quand Anne va sur le terrain, elle ne donne pas son avis. Alors que là, pour éviter une starification du personnage, il fallait un personnage en contre-champ qui fasse rempart.