A 2700 mètres d'altitude, même au Chiapas, les nuits sont souvent fraîches. Emmitouflés dans leurs vieux anoraks, le visage protégé par le traditionnel passe-montagne, ou roulés dans une ou deux couvertures, une dizaine de «bases d'appui» zapatistes montent pourtant la garde jour et nuit, depuis deux ans. Leur campement est précaire, mais la chaleur qui s'en dégage est réelle.