Quand je suis sorti de ma thèse, comme j'avais peu cotisé, je me suis retrouvé très rapidement sans appui financier du Pôle emploi. Par la suite une longue période de vivotage s'est installée avant que je ne parvienne à trouver un post-doctorat.
« Le 2 février l'Université s'arrête » : la grogne des universitaires contre ce qui apparaitra bien vite comme les conséquences de la mise en œuvre de la loi LRU se cristalise dans ce mot d'ordre pour s'opposer alors au projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs et à la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degré. De fait, la batterie de décrets que voudrait adopter le gouvernement, et qu'il réussira à faire passer en force aux vacances de Pâques, ne se limite pas à ces deux dossiers. Elle concerne l'ensemble du système universitaire en tant que monde du travail, ce dont sa frange la plus précarisée peut-être ne tarde pas à prendre conscience elle aussi avec le projet de décret instituant le contrat doctoral dit « unique » devant s'appliquer à la rentrée universitaire 2009.