Un président de la république qui fait espionner des journalistes, un homme d'affaires sulfureux qui se voit octroyer 45 millions de préjudice moral par un « tribunal » arbitral dans le litige l'opposant au Crédit Lyonnais et enfin, un sélectionneur raté de football qui réclame 2,9 millions d'euros d'indemnités à la Fédération française de football devant le conseil des Prud'hommes.
On voulait savoir on ne saura rien. Les Bleus sont rentrés (en fait, ils sont déjà repartis). Et, une nouvelle fois, ils n'ont pas tenu leurs promesses. Ils devaient parler. Ils ont ont parlé mais pour ne rien dire ou presque. Pour les révélations et la vidange des sacs, vous repasserez. Vide et incohérence.
Si les fédérations nationales disposent d’une légitimité institutionnelle[1],rares sont celles qui disposent d’une image positive auprès de la base des pratiquants.
Ça y est, le foot français est sauvé. Il fallait bien une intervention présidentielle pour enfin envisager l’avenir avec cette sérénité propre aux grandes nations dont le rayonnement culturel et sportif est comme un phare dans la nuit obscure des petites turpitudes humaines.
A l'approche du match de la dernière chance pour les Bleus, une petite poignée de brèves sur cette équipe qui ne nous fait plus rêver, même si on espère encore le miracle.
Voilà. Le monde entier rit du football français. En quelques heures, nous sommes devenus l'exemple à ne pas suivre. Que faire pour retrouver un semblant de crédibilité?