Avec J.DRAY, premier orateur du groupe socialiste et responsable, à l’époque, des questions de sécurité au sein de son parti, nous changeons complètement de registre. « Au risque même de surprendre », J.Dray commence son intervention en souhaitant au gouvernement de réussir : « L'objectif des députés socialistes ne sera donc pas de saboter votre travail. »
Oui, il y a bien un problème de «sécurité» : « Un délinquant est un délinquant » et, s'il existe « un terreau propice à la délinquance », cela « ni ne l'excuse ni ne la justifie ».
Mais le diagnostic présenté par N.Sarkozy est-il le bon ? est-il le seul ? « La société française souffre-t-elle simplement de la présence de quelques noyaux durs délinquants qu'il suffit d'éradiquer ou bien la montée de la violence est-elle l'expression d'un mal plus profond ? »
Si la deuxième alternative est la bonne – « si l'insécurité quotidienne, subie par nos concitoyens, traduit effectivement une crise profonde dont la violence n'est que l'expression » - alors, la lutte contre l'insécurité ne pourra pas « se réduire à des mises en garde ou à des interventions policières ».
A l’heure où les socialistes viennent de publier leur nouveau ( ?) programme sur cette question (http://www.parti-socialiste.fr/nos-idees/libertes-justice-et-securite), ce « rétro-éclairage » peut s’avérer utile car qui veut savoir où il va (disons plutôt, où il veut aller) doit savoir d’où il vient !