«Là où Sciences Po Paris bénéficie d'un financement étatique de 8 000 € par étudiants et par an, Sciences Po Lille doit se contenter de 2 800 €», dénonce Bixente Etchecaharreta, étudiant à Sciences Po Lille. Il demande au ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche de mettre «fin à l'inégalité de traitement» entre ces établissements.
Jean Fabbri, ancien secrétaire général du Syndicat national de l'enseignement supérieur (2005-2009), mathématicien, dresse le bilan –mauvais– de la loi LRU, votée en 2007. Il expose ici cinq propositions «pour un changement».
Michaël Gutnic vient de démissionner du Conseil d'administration de l'Université de Strasbourg, où il enseigne, pour dénoncer publiquement «l'incurie de l'Etat» qui asphyxie les universités. Il explique les raisons de son geste dans une lettre à tous les personnels et publiée par Mediapart.
«Devant un champ de ruines qui s'étend chaque jour, il est essentiel que le Parti socialiste et la gauche dans son ensemble se préparent à mettre en chantier une véritable reconstruction»: pour Christian Topalov, sociologue, la politique néolibérale en cours menace la recherche et plus particulièrement les sciences humaines et sociales.
Dans un article dans Le Monde.fr (24.02.11), V. Pécresse reprend ses contre-vérités habituelles sur les «hausses de budget qui atteignent 22% pour les universités, 21% pour l'Inserm ou bien encore 14% pour le CNRS». L'ensemble des syndicats et associations concernées, tout comme les partis de gauche, ont démontré à de nombreuses reprises que la croissance réelle de la recherche avait été nulle depuis 2007
Pascal Maillard, enseignant à l'Université de Strasbourg, était présent ce jeudi lors de la visite de la ministre de l'enseignement supérieur, Valérie Pécresse, venue inaugurer de nouveaux locaux de cette université –qui fut la première à entrer dans l'autonomie– tandis qu'étudiants et personnels manifestaient. Mediapart publie son analyse et la lettre lue à la ministre en Conseil d'administration.