Les journalistes sont doublement concernés par la loi Création et Internet, dite loi Hadopi*. D’abord par la mise en cause du droit d’accès à Internet, comme tout citoyen, mais également par la modification de leurs droits d’auteur, totalement passée inaperçue.
La commission des lois de l'Assemblée nationale a adopté mercredi 11 mars un amendement au projet de loi Hadopi qui n'a que fort peu de rapports avec le téléchargement illégal de musique ou de films sur Internet.
Le grand nombre de titres de presse écrite, de chaînes de télévision, d’éditeurs de livres masque l’ampleur de la concentration dans les médias. Les médias sont en majorité intégrés à des groupes industriels (Lagardère, Bouygues, Dassault, ...) qui dépendent économiquement par leurs marchés de l’Etat, donc du pouvoir politique.
Nous assistons ces dernières années à une concentration croissante des entreprises de presse, nuisant au pluralisme de l’information. De surcroît, ces médias sont détenus en majorité par des groupes industriels et financiers qui dépendent économiquement par leurs marchés de l’Etat, donc du pouvoir politique. Ces deux facteurs représentent une réelle menace pour notre démocratie.
Les collectifs rassemblés autour du RAJ (Rassemblement des associations de journalistes) réagissent sur le Livre vert produit par les Etats généraux de la presse écrite.
A la veille de la remise du «livre vert» des états généraux de la presse, jeudi 8 janvier, à Christine Albanel, ministre de la culture et de la communication, plusieurs «pôles» laissent filtrer les propositions qui devraient y figurer.