Cela fait la deuxième fois en peu de temps où, sur ce blog, je parle d’un débat qui fait flop
( voir LOPPSI 2 : un débat qui fait flop ). Mais, ici, le contexte est différent (c’est pour cela que je mets un point d’interrogation. Car il y a eu, en amont un réel travail parlementaire et ce travail – même s’il n’a pas abouti – marquera incontestablement les débats à venir.
La fréquentation des débats de l’Assemblée m’a amené à considérer que, en matière de politique, les choses n’évoluaient pas d’une façon linéaire ( ni d’une façon cyclique, d’ailleurs / « l’éternel recommencement »)
Il en a fallu du chemin, des débats, des allers et retours, des cul-de-sac pour en arriver à la reconnaissance du droit des femmes à l’IVG.
Il en a fallu pour ouvrir le champ des soins palliatifs.
Il en a fallu du chemin, des débats pour condamner l’acharnement thérapeutique et permettre aux médecins de tout mettre en œuvre pour soulager la douleur du patient en fin de vie, même si cela devait accélérer la mort.
Il faudra du chemin, des débats pour que les personnes atteintes d'une maladie « grave et incurable infligeant une souffrance physique ou psychique qu'elles jugent insupportable » obtiennent le droit à demander une « assistance médicale pour mourir ».
Car tel était l’objet de la proposition.
Pas un droit à l’euthanasie pour tous, à tout moment.
Mais la possibilité offerte à des Vincent Humbert de trouver l’apaisement de leur douleur dans une mort revendiquée et assistée, sans que les médecins ne tombent sous le coup d’une inculpation.