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Refus d'appliquer la loi Leonetti

À LA VIE, À LA MORT, tel est le titre du très beau film d’Anne Gorget, réalisé avec le Centre d’Éthique Clinique de Cochin que dirige le Docteur Véronique Fournier. Ce film est programmé sur France 2 le mardi 7 février 2012 à 23 :40.

L’état d’esprit de certain(e)s Français(es) d’un certain âge en 2011.

Bien sûr, il ne s’agirait pas de généraliser. Mais c’est un exemple !

Des propos d’un voisin, 66 ans, ancien prof., à Dunkerque en 2011 !

Assistance médicalisée pour mourir : une proposition de loi qui fait flop ?

Cela fait la deuxième fois en peu de temps où, sur ce blog, je parle d’un débat qui fait flop
( voir
LOPPSI 2 : un débat qui fait flop ). Mais, ici, le contexte est différent (c’est pour cela que je mets un point d’interrogation. Car il y a eu, en amont un réel travail parlementaire et ce travail – même s’il n’a pas abouti – marquera incontestablement les débats à venir.

La fréquentation des débats de l’Assemblée m’a amené à considérer que, en matière de politique, les choses n’évoluaient pas d’une façon linéaire ( ni d’une façon cyclique, d’ailleurs / « l’éternel recommencement »)
Il en a fallu du chemin, des débats, des allers et retours, des cul-de-sac pour en arriver à la reconnaissance du droit des femmes à l’IVG.
Il en a fallu pour ouvrir le champ des soins palliatifs.
Il en a fallu du chemin, des débats pour condamner l’acharnement thérapeutique et permettre aux médecins de tout mettre en œuvre pour soulager la douleur du patient en fin de vie, même si cela devait accélérer la mort.
Il faudra du chemin, des débats pour que
les personnes atteintes d'une maladie « grave et incurable infligeant une souffrance physique ou psychique qu'elles jugent insupportable » obtiennent le droit à demander une « assistance médicale pour mourir ».

Car tel était l’objet de la proposition.
Pas un droit à l’euthanasie pour tous, à tout moment.
Mais la possibilité offerte à des Vincent Humbert de trouver l’apaisement de leur douleur dans une mort revendiquée et assistée, sans que les médecins ne tombent sous le coup d’une inculpation.

Euthanasie , vous avez dit euthanasie ?

euthanasieeuthanasie© frep

FIN DE VIE_rétro-débat 2004_(3) éléments de dissensus : le non-dit de l’euthanasie

Gaëtan Gorce l’a dit [ rétro-débat 2 ]ce débat «ne peut être pris pour solde de tout compte » , il « ne peut se refermer aujourd'hui »… car il en « ouvre »  un autre .
Mais lequel ?
Celui de l’euthanasie.
Il n’est pas question d’euthanasie dans la proposition de loi de 2005. Mais c’est bien à cela que pensent ceux qui disent que le débat a été intéressant, utile, mais qu’il na pas été « au bout ».
Et ceux qui craignent une évolution de la loi dans ce sens ne manquent pas une occasion de mettre en avant ce non-dit.

Derrière le compromis : des interprétations, des volontés et des stratégies différentes
Derrière le compromis : des questions, encore des questions
Derrière le compromis : le droit à choisir sa mort ou le non-dit de l’euthanasie
Derrière le compromis, derrière le droit à choisir sa mort : la question incontournable de l’euthanasie
Derrière l’euthanasie : la rupture du consensus droite/ gauche…
… et des lignes de fraction internes à chaque parti

FIN DE VIE_rétro-débat 2004_(2) éléments de consensus

Premier élément de consensus :
deux député(e)s qui ont eu souvent l’occasion de s’affronter sur les problèmes sociaux ( les 35 heures par exemple), prennent conjointement l’initiative de demander une « mission d’information » sur la fin d vie.

Deuxième élément de consensus :
la dite mission fournit l’occasion à des député(e)s que beaucoup de choses opposaient de faire en semble un bout de chemin sur cette question, ce qui aboutit au dépôt d’une proposition de loi.

Troisième élément de consensus :
le débat sur cette proposition de loi permet de trouver – au dire des députés – une solution « équilibrée » qui – toujours d’après eux – ne relève pas du « compromis », mais du dépassement des idées des uns et des autres

FIN DE VIE_rétro-débat 2004_(1) vue d’ensemble (le rapporteur/J.LEONETTI)

A l’heure où j’écris ce billet, le Sénat débat d’une « Proposition de loi relative à l'aide active à mourir » ( http://www.senat.fr/dossier-legislatif/ppl09-659.html
La proposition de loi "prévoit pour les personnes atteintes d'une maladie grave et incurable infligeant une souffrance physique ou psychique qu'elles jugent insupportable, le droit à demander une assistance médicale pour mourir."
Prenant note des réactions tranchées sur les bancs de la droite ( à commencer par le Premier ministre), Michel Philips s’(nous) interroge :
Il y aurait-il une façon de mourir de Droite et une autre, de Gauche?
JPYLG, premier commentateur, écrit, quant à lui : « C'est une bonne question ! J'espère que tu vas apporter, comme on dit, des éléments de réponse. »

Je m’en vais, à ma façon ( c’est-à-dire en partant des débats de l’Assemblée ayant déjà eu lieu – ici, il s’agit du débat de novembre 2004 relatif à une proposition de loi de l’Assemblée  relative « aux droits des malades et à la fin de vie » d’apporter quelques éléments de réponse (bruts de décoffrage !)

Je le fais en trois temps (trois billets consécutifs, qui forment un tout)
1) vue d’ensemble (intervention du rapporteur, J.LEONETTI)
2) les éléments de consensus
3) les éléments de dissensus : le non-dit de l’euthanasie

Manifeste pour la dignité en fin de vie

Je me permets 

De diffuser ci-dessous le "MANIFESTE CITOYEN POUR LA DIGNITE EN FIN DE VIE" coordonnées internet du site du Collectif «Plus Digne la Vie») en réponse à l'adoption par le Sénat en commission mardi 18 janvier 2011 d'un texte visant à légaliser l'euthanasie active (article d'Alexandra Guillet sur LCI)

 

En avril 2008, j'avais écrit ceci: « "suicide assisté" cette expression qui alimente la confusion»

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