Bien difficile de dire ce qui s'est vraiment passé à Port Saïd mercredi soir. On a beau repasser les images, comme ce portfolio d'al-Ahram, les zones d'ombre sont immenses. De toute façon, ce n'est presque plus le problème car une autre histoire est en train de se jouer ici. Alors que les plus de soixante-dix victimes sont à peine inhumées, il semble que le pays entier n'attendait que ce déclic pour exploser. Jeudi soir des dizaines de milliers de jeunes sont dans les rues, tout autour du ministère de l'Intérieur. Des combats aux gaz lacrymogènes ont démarré vers 19h. A 20h, l'hôpital de campagne sur la place (mosquée Makram) lançait son premier appel aux médecins volontaires, puis à 21h pour des médicaments (ventoline, gaze, bétadine...).