À Aix-en-Provence, comme ailleurs en France dans la deuxième moitié du XIXesiècle, les salariés firent valoir leurs revendications. Elles portaient le plus souvent sur des augmentations de salaires. Elles conduisirent parfois à des arrêts de travail. Ce fut le cas pour les chapeliers en 1859, 1872 et 1887, pour les maçons en 1883, pour les boulangers en 1889. À plusieurs reprises, ces conflits se terminèrent par des licenciements.
Animateurs du club Gauche avenir, les anciens ministres socialistes Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès appellent à se souvenir de la manifestation du peuple de gauche, six jours après le funeste 6 février 1934, où la République avait failli céder devant les ligues fascistes. Le 12 février, expliquent-ils en pensant à aujourd'hui, «la gauche et les républicains se mobilisent contre les ligues fascisantes, dans une dynamique unitaire qui débouchera sur le Front Populaire et permettra la victoire de la gauche en 1936».