Bien sûr il y a Beirut et Afrocubism, et d’autres nombreuses stars au Festival Les Suds à Arles, mais il y beaucoup plus : un travail de fond qui prend notamment la forme de stages, y compris de cuisine.
Pour un peu, le Buena Vista Social Club n'aurait pas existé. En 1996, la grande idée de Nick Gold était de rassembler des artistes «vétérans» maliens et cubains de son label World Circuit pour un «supergroupe» de musique afrocubaine. Devinez ce qu'il arriva: les Maliens furent bloqués à Paris, «en raison d'un stupide problème de passeports perdus par la poste».
Depuis quelque temps déjà, on entend autre chose que La Marseillaise et la fanfare des défilés militaires à Arles le 14 juillet. Mahmoud Darwich et la poésie palestinienne, Giovanna Marini et les chants des ouvrières agricoles de la plaine du Pô et cette année Paco Ibáñez, le «Brassens espagnol» pour faire très court.
Ce n'est pas Penelope Cruz qui chante Volver dans le film d'Almodovar. C'est Estrella Morente Carbonell, 25 ans à l'époque dont déjà dix-sept d'expérience depuis ses premiers enregistrements avec le guitariste Sabicas.
La tête d'affiche d'abord. Beirut. Un groupe qu'on attend plus dans un festival pop ou folk que dans sur une scène dédiée aux musiques du monde. Mais c'est aussi cela, Les Suds: tout sauf un conservatoire de musiques folkloriques. Des rencontres, plutôt, des métissages, des hybridations entre traditions, entre neuf et ancien, entre local et mondial. Sommes toutes, Beirut rentre bien dans ce projet.
L'association Les Suds, à Arles, a vu le jour au mois de janvier 1996 à l'initiative de passionnés et de professionnels de la culture méditerranéenne dont Michel Vauzelle, fraîchement élu maire de la ville.