Mediapart publie l'appel d'une dizaine d'associations d'universitaires contre le projet du gouvernement de «refonder» les SES au lycée. Economistes, sociologues ou historiens, ils demandent un moratoire dans l'application du nouveau programme, prévu à la rentrée 2011 pour la classe de première.
Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE (Fédération des conseils de parents d'élèves des écoles publiques), dénonce l'instrumentalisation du mouvement entamé par les lycéens par le gouvernement, «dans le but évident d'en limiter l'ampleur».
«Aux actes de violence doivent d'abord être apportées des réponses humaines» privilégiant le soutien aux enseignants,aux éducateurs, aux élèves et à leurs familles, estiment neuf élus ou têtes de liste socialistes franciliens, dont Anne Hidalgo (Paris), Gerard Sebaoun, (Val-d'Oise), Monique Delessard (Seine-et-Marne), Mathieu Hanotin (Seine-Saint-Denis), Michèle Sabban (Val-de-Marne).
Nicolas Sarkozy s’est adressé aux enseignants. Mais quel peut être son crédit à l’aune du bilan des engagements qu’il avait pris il y a tout juste deux ans ?
Xavier Darcos devrait proposer une réforme du lycée «à la finlandaise» avec laquelle les élèves pourraient choisir leurs cours «à la carte». La réforme entrerait en vigueur en seconde à la rentrée 2009. Philippe Meirieu, professeur en sciences de l’éducation à l’université Lumière-Lyon 2, co-auteur avec Xavier Darcos de Deux voix pour une école (Desclée de Brouwer, 2003) et responsable, en 1998, de la consultation «Quels savoirs enseigner dans les lycées?», en discute les options pour Mediapart.