Si la mémoire avait une forme, elle aurait la forme d’une maison. Un pavillon de meulière, encastré dans une rue étroite, dans le quartier pavillonnaire d’une proche banlieue de Paris qui aurait beaucoup changé depuis. Une façade comme un visage, avec une porte-bouche, ourlée de courbes très années 1930, deux fenêtres principales, comme des yeux un peu étonnés, grand ouverts mais pudiquement voilés, et deux chiens-assis en circonflexes comme sourcils.