Les sociologues, et dans une certaine mesure les psychologues, observent les humains comme des bateaux à la dérive. Comme s’il suivaient le courant sans moteur ni gouvernail. Il est vrai on ne leur demande pas de faire de la morale, c’est-à-dire d’établir des règles dans les relations en fonction d’un bien ou un mal.
Un mot en vogue, un horizon de campagne, une noble exhortation, souvent dans le sillage de MORALE. Sur le site de l’Elysée, on lit par exemple que « le Président veut créer une République exemplaire et une démocratie irréprochable.»
L’un des grands sujets de la semaine est le projet d’une américaine, Marni Kotak: elle veut accoucher en public dans une galerie d’art de Brooklyn. Ce n’est pas sa première performance: elle a déjà reconstitué les funérailles de son grand-père, montré comment elle a perdu sa virginité, ou exhibé des french kiss, toujours en public.
Je n'avais pas envie de parler de DSK, y'en a marre du feuilleton médiatique. C'est indécent tout ce temps d'antenne offert pour cette histoire. C'est à mon corps défendant, que j'écris une analyse critique qu'on retrouvera probablement dans le Figaro. Mais ce soir le Grand Journal, a réalisé une performance incroyable! Avec ce tout petit montage de quelques secondes, - si celui-ci n'est pas une manipulation - l'équipe de l'émission a détruit la lourde communication de DSK.
En 1967, Guy Debord dénoncait dans un ouvrage saisissant «La société du spectacle». Ce matin, invité par France Culture, l'ex-procureur général près la Cour de Cassation, Jean-Louis Nadal, a qualifié la société française de «société du désordre».
Lu hier dans un quotidien un article qui est entré en résonance: les sentiments inavouables devant les images des avions qui s’encastrent et explosent dans les tours, et leur effondrement. Qui peut dire exactement ce qu’il a ressenti à ce moment?