Contribution d'Olivier Abel, membre du comité consultatif nationnal d'éthique.
Nos sociétés ont été victimes d'un mythe du dépérissement de la religion, à la faveur duquel prolifère aujourd'hui un religieux non-critique, d’autant moins critique qu’il est constitué de bouts de religion sécularisés, méconnaissables, incultes. Il me semble que l’intégrisme contemporain est d’emblée à placer sur ce fond global. Et puis il nous faut opérer un travail de discernement dans l'amalgame de ce qu’on appelle le religieux, en élargir notre perception, aujourd'hui peut-être trop marquée par la sociologie de l'identité. Si l'on distingue, pour la clarté de l'exposé, une demande de morale, une demande d'identité, et une demande de vérité, les religions ne sont ni ouvertes ni fermées en même temps sur tous ces registres, et l’intégrisme est à distinguer du fanatisme et du fondamentalisme.
Contribution d'Olivier Abel, membre du comité consultatif national d'éthique.
Dans l’enthousiasme de 1989 et de la chute du mur est-ouest, souvenez-vous, nombreux sont ceux qui voyaient déjà l’abolition des frontières dans le triomphe de la liberté !
Contribution généreuse d'Olivier Abel, membre du comité consultatif national d'éthique.Dans l’enthousiasme de 1989 et de la chute du mur est-ouest, souvenez-vous, nombreux sont ceux qui voyaient déjà l’abolition des frontières dans le triomphe de la liberté ! Et après tout, vu d’ici, ce discours peut encore pavoiser : n’importe quel occidental moyennement fortuné peut aller n’importe où dans le monde,
Contribution généreuse d'Olivier Abel, membre du comité consultatif national d'éthique.