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May

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La petite brésilienne

 

La petite brésilienne

 

Le drame vécu par une petite fille du Brésil a fait le tour du monde ; non pas à cause de l’extrême violence subie par l’enfant, qui n’a malheureusement rien d’exceptionnel, mais par l’aspect juridique de l’événement soulevé par Mgr José Cardoso Sobrinho, archevêque de Recife. Nous savons que si l’Eglise s’est rapidement défaite de la Torah, sous l’influence de l’apôtre Paul, elle n’en a pas moins décrété un droit canonique tout aussi rigoureux auquel la société déchristianisée a du mal à adhérer.

La question de « Dieu » (3)

 

L’espérance du Dieu « spirituel »

 

Le judéo-christianisme ne s’est jamais détaché de ses racines hébraïques. Le Nouveau Testament (les quatre évangiles) actualise l’Ancien Testament sans l’abolir. Dieu reste identique à lui-même. L’Eglise n’assume pas la rupture qui s’inscrit dans le drame de la crucifixion. En mourant sur la croix, Jésus le nazaréen montre deux choses : La première est que la loi qui le condamne est injuste ; or, il s’agit de la parole authentique de Yhwh. La seconde est que la vraie vie est ailleurs qu’en ce monde ; qu’il faut savoir abandonner son corps pendu sur une croix.

La question de « Dieu » (2)

 

L’erreur du Dieu « psychique »

 

Le concept de Dieu ne correspond pas à une représentation réelle. Il n’empêche que Dieu réside, à l’évidence, dans le for intérieur de la pensée humaine. Puisque l’idée de Dieu surgit dans sa psyché (mot grec signifiant âme), c’est donc en lui-même que l’homme doit connaître Dieu. C’est en lui qu’il réside et nulle part ailleurs. L’erreur manifeste consiste à vouloir donner une positivité à un concept détaché de toute réalité. Dire que l’idée de Dieu est en moi est vrai et rationnel. Dire que Dieu parle en ma conscience l’est également. J’en suis seul juge. En revanche, proclamer que « Dieu » attend de moi que j’impose sa loi est folie. En effet, si l’idée de Dieu est authentique au cœur de ma conscience, elle perd toute légitimité dès lors que je prétends l’imposer sous quelque forme que ce soit, sous la forme d’une loi positive en particulier. S’agirait-il du Décalogue, désigner un texte de loi comme « Parole de Dieu » est déraisonnable et mensonger.

La question de « Dieu » (1)

 

Dieu n’a pas de réalité en ce monde

 

Comment penser et dire ce qui n’a pas de réalité ? Comment se laisser porter par l’idée de Dieu au-delà de toute expérience possible ? Nous savons bien que le dragon est un concept imaginaire. Nous savons distinguer entre les choses réelles et celles qui ne le sont pas. Pourtant, l’idée de Dieu semble échapper à notre raison qui dit l’inexistence. Rien ne permet d’affirmer que l’homme est « l’image de Dieu ». Il faudrait voir le modèle pour juger de la ressemblance. Il semble, en revanche, que l’homme dessine Dieu selon ses propres passions. Il inverse les termes de la comparaison véritable pour sauvegarder la qualité du Principe.

Histoire naturelle

 

Au centre de l’atrium du Muséum d’histoire naturelle de Toulouse, un pachyderme d’Asie est figé dans la pose que l’empailleur lui a donnée. Une plaque funèbre vante la qualité de l’œuvre, l’élan et la puissance rendus à cette peau tendue. Il est ajouté qu’un américain, probablement célèbre, s’est extasié devant ce travail d’artiste. Et chacun croit voir un animal en ce qui n’est, pas même une momie, qu’un épiderme cousu sur une forme. Il y a bien longtemps, un coup de fusil figea un éléphant. Le mouvement et la vie s’en sont allés que le démiurge naturaliste a prétendu évoquer en donnant à voir la relique de l’animal mort.

L'éthique des affaires (6)

 

L’éthique est un questionnement permanent
de la conscience

 

 

Edictée dans le cadre d’une entreprise et dans le but de fixer un comportement, écrite dans une charte ou un code déontologique, l’éthique s’apparente à une réglementation. L’entreprise devient conceptrice de valeurs.

L'éthique des affaires (5)

 

Le management éthique redécouvre l’homme
comme la véritable valeur

 

 

Le travail est pour l’homme, et non l’homme pour le travail. La première conséquence est que l’intérêt des actionnaires doit laisser la priorité aux intérêts des travailleurs. Les premiers fournissent à l’entreprise une capacité financière, tandis que les seconds investissent leurs vies. La forme sauvage du capitalisme, ou l’inversion de l’ordre éthique, procède d’une idéologie matérialiste qui considère l’homme comme un moyen, autrement dit, une chose. C’est ainsi que l’individu devient « une charge fixe », que l’on essaie de minimiser en faisant appel à une « fourniture de main d’œuvre extérieure », par le biais de sociétés d’intérim en charge de stocker et de commercialiser « la force de travail ».

L'éthique des affaires (4)

 

La gouvernance et les parties prenantes

 

 

La problématique engagée sur l’éthique des affaires pose les questions de corruption, d’entreprise citoyenne et de gouvernance d’entreprise. Elle interroge sur les problèmes d’organisation du travail, d’accords d’entreprise et de comportements. Sa formalisation vise à bâtir une identité sociale en abordant les problèmes d’organisation avec les salariés.

L'éthique des affaires (3)

 

La quête de sens pour l’aventure humaine

 

 

L'éthique des affaires surgit comme une réponse aux questions que les hommes se posent dans un cadre historique particulier. Les idéologies collectivistes se sont évaporées dans la chute du bloc communiste, favorisant la légitimité politique de l’individualisme. L’idéologie du progrès est secouée par des interrogations sur le sens de l’activité économique des entreprises (« L’horreur économique » de Viviane Forester).

L'éthique des affaires (2)

 

La problématique de la mondialisation

 

 

Depuis les accords de Bretton Woods, qui ont légalisé le General Agreement on Tariffs and Trade (GATT) en 1947, le principe économique du libre-échange s’est étendu progressivement au monde entier. Le mouvement a provoqué la multiplication des entreprises transnationales en recherche d’avantages fiscaux, de main d’œuvre servile, d’atouts commerciaux et d’espaces à polluer librement. L’éthique des affaires s’inscrit dans cette problématique de la mondialisation libérale, qui suscita, dès les années 60 et 70, une interrogation sur la dimension politique et l’activité internationale des entreprises.

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