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28
May

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Mais... comment a-t-on mesuré la vitesse de la lumière?

Il y a des différences nettes entre les hommes de Néanderthal et les poètes: la première fois que nos lointains cousins se sont trouvés devant un océan, c’était infranchissable. Qu’il y ait d’autres terre, un autre monde, était probablement inimaginable. Alors que les poètes écrivent de nombreux textes sur l’autre rivage, comme le lieu d’un Eden libérateur ou d’une perte totale de l’être.

Laisse-moi pleurer, bord de mer

 

Reçu un courriel de Belgique ce matin. Du bord de la Mer du nord. Un courriel dans lequel est cité ce bout d’article de la Tribune de Genève du 2 septembre:
«Quand Juan Luis de Góngora, poète espagnol du XVIIe, dit: «Laisse-moi pleurer, bord de la mer», le fait de ne pas se situer géographiquement et de demander à la mer de le laisser pleurer, ça donne une dimension incommensurable. C’est un grand voyage dans l’infini. C’est ça, la poésie. Des mots les uns à côté des autres qui partent pour le tour du monde.»

Julien Gracq (1910-2007) en vente aux enchères, le 12 novembre à Nantes : correspondances avec Breton et Char

Julien Gracq, portrait de R.

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