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Et si Mélenchon était le dindon de la farce électorale ? (Marianne)

Tout le monde négocie avec le PS en vue des prochaines législatives. Europe écologie bien sûr. Mais aussi, semble-t-il, le Parti communiste !

Socialistes et Verts : mettez vos actes en conformité avec vos discours et programmes !

Amis Socialistes et Verts vous affichez votre volonté de combattre la finance. Beau programme. Mais une telle lutte ne peut se mener simplement dans les discours, les meetings et sur les plateaux de télévision.

Elle doit l'être sur le terrain et pour les députés, le terrain c'est le parlement. Parlement européeen, Parlement français. Avec le Traité intergouvernemental "sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l'union économique et monétaire" (TSG) l'urgence de la lutte est là.

Troisième round du "non" de gauche

Nous sommes convaincus que les peuples d’Europe ont en partage non seulement le désir de vivre en paix, mais aussi une conception commune du rôle de la puissance publique qui concilie solidarité collective et liberté individuelle. Nous tirons cette conviction du désenchantement général, voire de la colère que provoquent les orientations de l’Union européenne et qui se traduit par l’abstention et des dérives identitaires et nationalistes.

En 2005, les peuples de France et des Pays-Bas ont fait le choix de dire « non » à la poursuite et à la consolidation d’un projet d’intégration européenne qui se traduit par un formidable recul démocratique, un démantèlement des politiques de solidarité (droit du travail, services publics), une dérégulation systématique en vue de soumettre l’intérêt général à la toute puissance du monde des affaires et de la finance. Au-delà des discours trompeurs formulés depuis 1957, l’Union européenne nous est apparue sous son vrai jour : une entreprise voulue par le patronat pour reconquérir, par la voie supranationale, tout ce qu’il avait dû concéder depuis des décennies et en particulier à partir 1945 au niveau de chaque Etat. Nous avons dit non à cette Europe-là et ce « non » fut massivement un « non » de gauche : 80 % des ouvriers, 67% des employés, 71% des chômeurs, 56% des électeurs PS et 60% des électeurs des Verts se sont opposés au TCE.

Depuis, les analyses qui ont justifié notre « non » ont montré leur pertinence avec une acuité accrue. En particulier avec la crise qui a débuté en 2008. Nous avons eu mille fois raison de dénoncer les dérégulations, le primat du marché et de la concurrence, le statut et les missions de la Banque Centrale Européenne, l’opacité de la Commission européenne. Nos mises en garde se sont révélées dramatiquement prémonitoires pour des millions de femmes et d’hommes qui ne vivent que de leur travail.

Traité européen : la duplicité du PS

François Hollande, candidat du PS à l’élection présidentielle, proclame haut et fort qu’il s’adressera aux partenaires de la France signataires du « traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l'Union économique et monétaire » adopté lors du Conseil Européen du 30 janvier afin de renégocier ce traité pour le compléter par des mesures en faveur de la croissance.

Peut-on le croire ? Peut-on lui faire confiance ?

Assurément non. Parce qu’il a soutenu Jospin qui avait promis aux électeurs de renégocier le traité d’Amsterdam en 1997 et qu’une fois Premier ministre, Jospin avec l’appui de Hollande s’est empressé de le faire ratifier. Parce qu’il avait promis aux électeurs de 2007 qu’il n’y aurait plus de nouveau traité européen sans référendum et qu’en 2008, sous son autorité, le PS a apporté ses voix à l’UMP pour faire en sorte que le traité de Lisbonne puisse être ratifié sans que le peuple soit consulté.

Et parce qu’aujourd’hui, dans le même temps où il s’engage à renégocier ce nouveau traité, au Parlement européen, le groupe socialiste vient de rédiger une résolution commune avec la droite (le Parti populaire européen de Merkel et Sarkozy), les libéraux (dont le Modem de Bayrou) et les Verts de Cohn Bendit. Elle a été déposée sous la référence B7 0044/2012.

Que dit cette résolution adoptée ce 2 février (référencée P7_TA-PROV(2012)0023) ?

Le lobbying pro-israélien jusque dans les entrailles du PS.

Sur un voyage de 3 jours en Israël et à Ramallah entre le 19 et le 22 février, la première délégation officielle du PS depuis 20 ans fait très fort.

Bernard-Henri Lévy à la table de François Hollande ou le fatidique retour de la gauche caviar

Il y avait longtemps, depuis la mort de François Mitterrand, que l’homme de gauche que je suis, social-démocrate convaincu et même libertaire avoué, ne s’était plus autant réjoui, comme je le fis avec François Hollande lors de son récent meeting au Bourget, du discours d’un candidat à l’élection présidentielle française.

interrogé en direct de son pédalo (Alerte évènement)

Pour « Alerte événement », Jean-Pierre Pernault interroge François Hollande en direct de son pédalo.

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