L’une des caractéristiques de la Convention que vient de tenir l’UMP sur l’Ecole est l’accent unilatéral qui a été mis sur le rôle à attribuer aux chefs d’établissement en général, et aux directeurs d’école en particulier.
Le lien entre les deux n’est pas si facile que cela à établir, et il peut parfois être paradoxal si l’on en juge par les comparaisons internationales faites à partir des tests ‘’PISA’’ croisées avec les données budgétaires recueillies dans les pays de l’OCDE.
L’interdiction de certaines punitions est le plus souvent perçue comme l’effet de prescriptions post-soixante-huitardes «laxistes» alors que cela remonte à l’instauration de l’Ecole républicaine.
Le plus remarquable dans la présentation par Sarkozy des changements préconisés pour le lycée est qu’absolument rien ne concerne la filière ‘’S’’ pourtant mise en cause depuis plus d’un quart de siècle.
Il existe en France - depuis la troisième République - un lien historique très fort entre République et pédagogie ; et cela en dépit de l'opposition dramatique entre ‘'républicains'' et ‘'pédagogues'' qui a été montée avec beaucoup d'artifice en France ces vingt-cinq dernières années.
La “cagnotte” contre l’absentéisme vient de défrayer la chronique. Mais elle n’a pas été sans précédents dans le passé, même si elle n’en procède pas de façon directe.
Un récent sondage jette le doute sur l’adhésion des Français et des enseignants du primaire à nos deux records : le nombre de jours de classe le plus réduit et la journée scolaire la plus longue.
La loi d’orientation sur l’Ecole – dite loi Jospin – a été promulguée à la date symbolique du 14 juillet 1989. Mais, si tant est qu’il y ait eu un 14 juillet du " système scolaire ", on attend toujours sa nuit du 4 août.
Le bilan du ministre de l’Education nationale Xavier Darcos apparaît pour le moins contrasté, même à l’aune de la politique gouvernementale. Cela l’empêchera-t-il d’entrer dans l’Histoire ?