Le 23 juin 2011, le directeur de la rédaction de Libération, Nicolas Demorand, s'est étonné des salaires des patrons en ces termes : « La hausse vertigineuse, exponentielle, du salaire des plus grands patrons demeure un mystère. Sur quels critères objectifs se fonde-t-elle ? Pour le dire brutalement : aucun. ». Outre le marronnier, à chaque publication de ces salaires pharaoniques, pourquoi me dis-je que Demorand doit penser, au fond, qu'il devrait être payé davantage lui-même ? Son propre revenu annuel ne doit-il pas être dix, vingt, trente fois plus élevé que le salaire