
Pozoblanco, 26 septembre 1984, au cartel Paquirri, El Yiyo et El Soro. Un cartel de luxe pour une petite arène qui se trouve dans la province de Cordoue. Nous sommes au quatrième toro de l’après-midi. Francisco Rivera ne fera que deux passes de capote avant qu’Avispado ne déboule sur lui pour infliger une cornada d’une violence rare. Cette histoire tous les aficionados la connaissent. Elle est tragique et nous rappelle qu’il y a à peine 25 ans on pouvait mourir dans une arène en raison d'une couverture médicale insuffisante. Ce fut un véritable séisme dans le monde taurin que d’apprendre la mort de ce torero adulé par tout le mundillo.
Je n’étais pourtant pas encore né, en ce jour dramatique, mais depuis que je suis petit j’entends parler de Paquirri. Avec l’âge la curiosité se développe, l’envie d’en apprendre plus. J’ai vu des photos, des vidéos, lu des bouquins sur ce mythe taurin mais la meilleure façon de se cultiver sur le sujet reste de converser avec ceux qui ont eu la chance de le voir à l’œuvre. Ils vous en parlent tous comme une légende, sa disparition étant vu comme un déchirement total dans le cœur de chacun.
Il est important de comprendre comment après plus d’un vingtaine d’année son souvenir est toujours présent. Ce patrimoine taurin, legué, est transmis de générationen génération. Plus qu’un torero marquant son temps, c’est un torero d’époque qui traverse les décennies. Si autant de jeunes connaissent Paquirri c’est qu’il a marqué l’histoire de cet art.