Ven.
10
Fév

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Fermer

Quand Christian Vanneste et l'UMP s'interrogent sur la théorie du genre

Le député UMP du Nord Christian Vanneste n'avait pas manqué de réagir, une semaine après Christine Boutin, à l'annonce de l'entrée de la «théorie du gender» dans le programme officiel de SVT (Sciences de la vie et de la terre) en classe de Première. Il est aujourd'hui en tête de la contestation qui voit 80 députéEs UMP dénoncer cette (petite) avancée que constituent quelques lignes, dans les manuels scolaires, sur l'identité de genre et l'orientation sexuelle.

Vérité unique

Le député UMP Christian Vanneste avait tenu des propos contestés sur l’homosexualité. Poursuivi, l’élu fut condamné par le tribunal correctionnel de Lille en janvier 2006, jugement confirmé par la cour d’appel de Douai en janvier 2007. Un arrêt de la cour de cassation (12 novembre 2008) vient de casser « sans renvoi » l’arrêt de Douai, estimant que tout cela ne dépasse pas « les limites de la liberté d’expression » (loi de 1881 et Convention européenne des droits de l’homme). On aurait pu croire l’affaire sagement classée et bientôt oubliée. Mais les plaignants s’indignent et leur indignation est relayée dans les médias et sur la Toile.

L’homophobie est-elle une opinion ?

«Les juges de la Cour de cassation ainsi que le parti du gouvernement viennent d'octroyer à l'injure homophobe le statut de simple opinion», analyse Daniel Borrillo, maîte de conférence en droit à l'Université Paris X, et initiateur en 2004 du « Manifeste pour l'égalité des droits » qui avait conduit au premier mariage entre personnes du même sexe célébré en France (à Bègles).

 

Newsletter
Je m'identifie