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Metteur en scène

Evreux - France

Sa biographie
PARCOURS ARTISTIQUE Jean-Pierre Brière fait partie de la génération des metteurs-en-scène pour qui le théâtre représente un projet de vie et de valeurs au contact des grandes expériences des années soixante-dix. Il partage un trajet théâtral forgé de convictions issues des enseignements esthétiques et des pratiques artistiques de la décentralisation culturelle, mais aussi des réflexions et expériences théâtrales initiées au sein des mouvements d’éducation populaire. Parmi les plus marquants, on peut citer les compagnonnages de conseillers techniques tels que Daniel Charlot à Rouen, René Pareja et Jean-Pierre Dupuy à Caen, Jean-Pierre Toubon à Reims, Jean-Pierre Bidault à Paris, Colette Mare à Lyon, Alain Fournier à Besançon. Au parrainage des conseillers théâtre de l’éducation populaire, viendront se greffer des enseignements de Chattie Salaman à Londres avec Common Stock Theater Company, Blanche Salant et Paul Weaver au Centre Américain à Paris. Enfin, le parrainage professionnel de Michel Dubois et Jean-Pierre Sarrazac au Centre National d’Art Dramatique de la Comédie de Caen. En ce sens, il aborde la professionnalisation théâtrale par le biais de métiers relevant de l’éducation et de l’animation culturelles. C’est ainsi que de1981 à 1993, il est au service du Ministère de la Jeunesse et des Sports sur des fonctions de conseiller technique et pédagogique : Théâtre. Durant cette période, il mènera conjointement des emplois de comédien, metteur-en-scène, formateur, notamment en direction de la formation artistique de cadres de l’éducation populaire. C’est à ce titre que la DRAC Hte Normandie lui demandera de siéger au comité d’experts jusqu’en 1997, puis en Basse-Normandie jusqu’en 2003. Il confirmera sa vocation de concepteur de projet culturel par la formation universitaire du DESS Développement culturel dirigé par Robert Weill et conduit par Michel Simonot et Philippe Ripoll, et qui le conduira à assurer des fonctions de maître de conférences à l’université de Rouen. Les projets culturels les plus emblématiques de sa démarche sont des génériques qui explorent et déclinent la dramaturgie des lieux de vie : de 1990 à 1994, « Racines perdues », opération menée sur les quartiers d’Evreux dans le cadre naissant de la politique de la Ville (D.S.Q) ; de 1995 à 1997, « Le Grand secret » dans le cadre du Jumelage culturel avec le Lycée A. Briand à Evreux ; « Les appartements suspendus » dans le cadre du contrat d’agglomération de la Ville d’Evreux. Dès l’origine, son travail de mise en scène se plaît au jeu de la déconstruction et de la construction du théâtre. C’est pourquoi il fera son apprentissage à fabriquer du théâtre à partir des matériaux d’un théâtre sans théâtre, œuvrant dans des formules de chantier et de laboratoire (Rimbaud livre nègre, Noises, Le tout à l’Ubu, Lettre de Rodez à Lénine, Qui a peur d’Oncle Vania ? Les nuits cubiques…). Il ne cesse d’interroger langage et écriture du théâtre à l’appui d’auteurs, dramaturges, essayistes ou poètes contemporains (Enzo Corman, Michel Deutsch, Michel Vinaver, Heiner Muller, Alfred Jarry, Henri Michaux, Pascal Quignard, Louis René des Forets, Jean Yves Picq, Friedrich Hölderlin). Porté par ces problématiques de la scène, il affectionne un théâtre où s’étreignent intime et universel, enfance de l’art et art de l’enfance. Depuis 2000, ses mises en scène font régulièrement l’objet de co-productions avec la Scène Nationale Evreux-Louviers : « Ambulance » de Gregory Motton avec la Scène Nationale de Fécamp, Le Rayon Vert de St Valéry en Caux, la Scène nationale d’Evreux et le Rive Gauche ; « Rouge, noir et ignorant » d’Edward Bond, en coréalisation avec la scène rock ébroïcienne, l’Abordage, le groupe Burn Hollywood Burn, et le festival international Fringe d’Edimbourg ; « Œdipe tyran » et « A :O » avec la Scène Nationale du Volcan au Havre ; « Dans la solitude des champs de coton » avec le théâtre Etoile du Nord à Paris. Son parcours de comédien débute professionnellement avec le Centre Dramatique National de Normandie où il jouera successivement dans « Le chemin de Damas » puis « Le songe » de Strindberg sous la direction de Jean-Pierre Sarrazac et Michel Dubois. Il travaillera également en Basse-Normandie avec René Pareja dans « La famille Magnifique » de Gilles Boulan, Annie Pican dans « Il ne faut jurer de rien » d’A. de Musset, et Eric Louviot dans « Roulette d’escrocs ». En Haute-Normandie, il joue « Lit nuptial » de Sergi Belbel dirigé par Denis Buquet, puis « Pas loin d’une éternité » d’Eugène Durif dirigé par Sophie Rappeneau. Attaché à l’idée de lieu et d’implantation, partir de 1985, alors enseignant en lycée professionnel du bâtiment, avec l’aide de ses élèves, il créera un théâtre dans une chapelle désaffectée à Evreux ; elle fera l’objet de transformations successives. Il y implantera et structurera le théâtre Méga-Pobec, sa compagnie de création. C’est aussi dans et à partir de ce lieu qu’il construira un dispositif de formation et de qualification de la pratique amateur en liaison étroite avec des projets de création. La clé de voûte de ce dispositif repose sur les chantiers de création, dérivés de la formule des stages de réalisation de la Jeunesse et des Sports. Ce dispositif, préparant à la mobilisation de personnes-ressources, a permis d’établir un réseau de relais culturels sur le département de l’Eure. Depuis 1995, suivant l’accélération de l’évolution professionnelle du Méga-Pobec, des résidences d’accueil en création sont ouvertes à des compagnies régionales : la Cie Itinéraire Bis, Théâtre de l’astrakan, Confluences, MetroMouvance, le Théatre du petit Matin, Le Polaroid théâtre, La compagnie du Globe, la compagnie d’Elles, la Compagnie La part des Anges, la Cie Man’ok, la Cie Willy Max… En 2000, il inaugurera la transformation finale du lieu au coté de la Directrice Régionale des Affaires Culturelles, Mme Tarsot-Gillery. Actuellement, en coordination avec la Mairie d’Evreux, il en assure la direction en complémentarité avec la Scène Nationale d’Evreux-Louviers. Jean-Pierre Brière poursuit le projet « Sophocle Machina memorialis » engagé en 2003 sur un conventionnement DRAC, et pour lequel, selon des processus de laboratoires, il a créé « Les chambres d’Œdipe » et « Antigone (deux points) Antigone ». C’est dans ce cadre en particulier qu’il élargit sa réflexion sur l’acte théâtral avec des performers plasticiens et musiciens, dont Aleksandra Ruszkiewicz, Pascale Mandonnet et Didier Préaudat, l’ensemble Silk Saw et Jean François Pauvros. En 2005, « Œdipe le tyran de Sophocle » a été créé à la Scène Nationale d’Evreux et au Volcan, scène nationale du Havre, dans le cadre du Festival en région. En 2007, il mettra en scène, sur des textes de Ettore Labbatte, « A :O » puis « La septième porte » au centre de création Le Passage à Fécamp et à la Scene nationale le Volcan au Havre. En 2008, il initie un processus de création intitulé « processus B.» qui s’appuie sur l’œuvre et la langue de Beckett pour explorer les territoires du langage, au coté d’équipes de neurologies des hôpitaux de La Musse et de Charles Nicole à Rouen. Ce processus aboutira à la mise en scène de : « O les beaux jours ». En 2010, il crée « La Leçon » d’Eugène Ionesco. Puis met en place un nouveau processus de création : « Plan K. », sur le site du CHS, ancien hôpital psychiatrique de Navarre à Evreux. Il aboutit en 2011 à la création de « Dans la solitude des champs de coton » de Bernard Marie Koltès sur la région normande, puis en 2013 à Paris en coréalisation avec l’Etoile du Nord. Aujourd’hui, il achève un compagnonnage avec l’auteur Fréderic Vossier dont il a crée les pièces: « La foret où nous pleurons » et « Monroe » parue en Septembre 2015 aux éditions les Solitaires Intempestifs..
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