Portfolio

L’Université de Genève un nid pour le sécessionnisme catalan

Jadis c’était le dictateur fasciste Benito Mussolini qui recevait les honneurs à l’Université de Lausanne. Nos historiens s’en mordent encore les doigts. Aujourd’hui, c’est le suprémaciste Quim Torra qui est reçu en grandes pompes à l’Université de Genève...
  1. « Le président catalan s’en va-t-en guerre » tel est le titre de l’article de François-Xavier Gomez pour le quotidien français « Libération », lundi 10 décembre 2018. Après avoir publiquement encouragé les Comités de défense de la République (CDR) à affronter sa propre police, le président de la Generalitat Quim Torra a évoqué la voie slovène comme chemin devant permettre la sécession de l’autonomie catalane. Référence est faite à la déclaration unilatérale d’indépendance du Parlement slovène le 25 juin 1991. Cette nouvelle provocation de Torra a du reste fait un tour du monde des salles de rédaction.  La voie slovène, en 1990, rappelle des dizaines de morts.

    Auparavant, le 18 octobre 2018, nous avons adressé une lettre ouverte à la Conseillère d’État Anne Emery-Torracinta, responsable du Département de l’instruction publique genevois (DIP). Protestant contre l’accueil en grandes pompes de Quim Torra à l’UNIGE. Nous avons expliqué à la ministre la nature des fameux CDR. Des individus qui intimident et violentent celles et ceux qui ne partagent pas leur dessein de sécession. On leur doit l’insécurité de la rue. Avec l’insécurité juridique elles sont des constantes d’une autonomie catalane crispée. Récemment encore les firmes Nissan et Rolls Roye ont annoncé leur départ de Catalogne. On attribue plus de 400 écrits et déclarations de caractère suprémaciste à Quim Torra. Le suprémacisme c’est inventer et imposer des différences raciales là où il n’en existe pas. Je suis allé dans l’autonomie catalane des dizaines et des dizaines de fois. Je l’ai traversée dans tous les sens. Personne n’a jamais pu me donner la définition d’un catalan. Ou plutôt ce qui le différencie avec un espagnol. Tout simplement parce qu’il n’y a pas de différence. Il y a des gens de Murcie qui sont en Catalogne depuis seulement une quinzaine d’années et qui seront séparatistes et il y a des gens qui portent un nom bien catalan depuis plusieurs siècles et ils ne sont pas séparatistes. Ce qui dénote que de passer d’un taux de oui à l’indépendance de la Catalogne de moins de 20 % à un 47 % en moins de dix ans cel relève plus de la manipulation des masses qu’à une quelconque justification culturelle ou historique. Nous avons expliqué à la ministre genevoise ce que c’est  l’appareil séparatiste catalan et que cache le fantasme de la sédition ? Soit plusieurs décennies de combines et autant d’affaires de corruption. Entre autre, l’affaire des 3% ! Les dessous de table lors des sous-missions publiques auprès d’une institution catalane gangrenée. Jordi Pujol et sa clique sont les architectes d’une puissante ingénierie sociale cultivant le nationalisme et la malversation. Pujol le parrain faisant mainmise sur la riche autonomie catalane. Sans jamais chercher la sécession. Il a tellement volé l’Espagne. Pourquoi s’en dégager ? La rumeur le décrit encore aujourd’hui tirant les ficelles depuis son bureau à la Carrer Calabria 255, à Barcelone. Il est relativement peu inquiété alors que plusieurs de ses acolytes ont passé par la case prison. C’est que le petit père de la Catalogne post franquiste en sait beaucoup sur du beau monde jusqu’à Madrid et il menace de parler. Le nationalisme devient sécessionniste et putschiste quand l’étau de la police judiciaire - la Guardia Civil - se resserre sur les affaires de cette oligarchie corrompue et corruptrice incarnée par Artur Más et Jordi Pujol, les maîtres de Carles Puigdemont. Par ailleurs, la Suisse a longtemps accepté les valises Samsonite remplies de millions de pesetas qui se déversaient dans nos grandes banques à Geneve et à Zürich, durant la décennie 90. Aujourd’hui, cette bourgeoisie catalane vieillissante souhaite rapatrier le magot placé à l’étranger. Seulement voilà la machine judiciare s’est mise en marche. Le détachachement du territoire devient alors une solution. La Conseillère d’État Anne Emery-Torracinta nous répondra finalement le 8 mai 2019, après que nous ayons  insisté sur la posture sidérante de l’UNIGE (dossier à l’appui révélé par la presse sur l’infiltration d’universités européennes et américaines par l’appareil séparatiste). Pour sa part, Diplocat mentionne, dans son rapport d’activités 2017, ses liens avec les universités de Genève et de Zürich. « Cher Monsieur, votre courrier du 3 mai 2019 m’est bien parvenu. Veuillez croire, cher Monsieur, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs. »… la langue de bois de la ministre de l’éducation à Genève. Quant au recteur de l’université Yves Flückiger, payé par le contribuable suisse, il ne répondra jamais à un seul de nos courriers. Ni même à la plateforme internationale pluridisciplinaire connue sous le nom du « Foro de Profesores » L’appareil sépartiste a noyauté l’université. Il peut compter sur le grand dévouement des professeurs Mathieu Crettenand et Nicolas Levrat. Le dernier nommé, connu des plateaux télé, a été mandaté et payé par la Generalitat séparatiste. Pour établir une étude sur le droit à l’autodétermination des peuples. Il connait bien entendu l’ancien locataire de la Délégation de la Generalitat de la rue Rousseau 38, à Genève, Manuel Manonelles. Celui-ci est aujourd’hui, selon les médias, inquiété par la justice de son pays pour abus de bien sociaux. Entre temps, il a été remplacé par Gabriel Boichat, né en Suisse, diplômé en journalisme de l’Université Autonome de Barcelone (UAB). Diplocat le présente comme un conseiller en matière d’influence politique et de communication pour le changement social. Le ton est donné. Lors de son installation à Genève, au printemps dernier, nous lui avons souhaité la bienvenue par écrit. Histoire qu’il sache qu’on est pas dupes. Nous avons régulièrement signalé cette « fausse ambassade. » Les Services du Parlement helvétique ont enregistré notre pétition no 19.2032 demandant la fermeture définitive de cette officine qui dilapide l’argent des contribuables catalans et espagnols pour acheter des influences. Vendredi 25 octobre 2019, accompagné d’Elisabet Olmo,  catalane non séparatiste, née à Barcelone et responsable presse de l’association suisse bénévole et apolitque « Catalunya peuple d’Espagne » nous avons rejoint la conférence publique organisée, une fois de plus, par Nicolas Levrat : « Comment aménager l’indépendance à l’écart de l’Etat tout en restant dans l’UE ? » Josep Costa, premier vice-Président du Parlement catalan, professeur associé à l’Université Pompeu Fabra de Barcelone et homme de main de Carles Puigdement fut le conférencier. Il fustigea l’Espagne et nia l’existance d’une majorité sociale catalane non indépendantiste. Elisabet Olmo, dans un catalan parfait, l’a magistralement remis en place. Celui que « El Confidencial » décrit comme la « machine à diffuser de fausses nouvelles» n’a pas apprécié. Levrat était nerveux. Nous avons filmé nos interventions. On les trouve sur Youtube. L’appareil séparatiste s’organise toujours de manière à ce qu’il n’y ait pas de contradicteur.  Je l’ai encore vécu le 1er avril 2019, lors d’un événement organisé à la faculté d’économie de l’Université de Barcelone (UB) auquel participait le vice-président de la Generalitat Pere Aragonès (ERC)… trois intervenants et un chanteur guitariste mais pas une seconde pour les questions. A défaut d’avoir des arguments rationnels, les leaders séparatistes fuient le débat. Quant à Levrat, nous avons eu des échanges de correspondance entre le 9 et le 25 octobre 2018. Il s’est montré relativement transparent sur le cheminement intellectuel qui l’a conduit à se mettre au service des séparatistes. Pour autant et comme pour la majorité des soutiens étrangers à l’appareil sécessionniste, la menace de l’avocat est toujours brandie. Son courrier à notre égard du 17 octobre 2018 ne fait pas exception : « En conclusion, je n’ai aucun lien d’intérêt avec l’Assemblée nationale Catalane et vous prierai donc de ne pas diffuser d’informations qui non seulement sont inexactes, mais pourraient me contraindre à user des voies légales appropriées pour, le cas échéant, faire cesser des propos qui pourraient dépasser les limites de ce que la loi autorise.»

  2. Archives de l’association suisse apolitique « Catalunya peuple d’Espagne »

  3. Archives de l’association suisse apolitique « Catalunya peuple d’Espagne »

  4. Vendredi 25 octobre 2019, Josep Costa, propagandiste à la solde de l’appareil séparatiste et suprémaciste catalan est invité à l’Université de Genève pour dire « tout le bien » qu’il pense de l’Espagne. Ce qui ne manque pas de jeter le discrédit sur l’institution genevoise.

  5. 1er avril 2019, action de propagande à l’Université de Barcelone (UB) appelant à la haine de l’Espagne. Il n’y a généralement, pas de débat possible avec l’appareil séparatiste catalan... vous êtes soit d’accord avec lui soit vous êtes taxé de fasciste.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.