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Séparatisme : autonomistes jurassiens et sécessionnistes catalans des similitudes

Article en préparation
  1. Après avoir enquêté durant plus de trois ans sur les tenants et aboutissants de la tentative de coup d’état manquée dans l’autonomie catalane, en Espagne, les 6 et 7 septembre et le 1er octobre 2017, l’association suisse bénévole et apolitique « Catalunya peuple d’Espagne CPDE » - connue aussi bien à Bruxelles; à Madrid; à Barcelone qu’à Berne - a été interpellée sur les contours de l’invalidation du vote du 18 juin 2017 à Moutier, Jura bernois, mais également sur sa répétition prévue le 28 mars 2021.
    En marge de l’imprudente ovation réservée par le mouvement séparatiste « les autonomistes jurassiens » au putschiste et fugitif catalan et espagnol Carles Puigdemont, c’est la dynamique même du mouvement à l’égard de la commune bernoise de Moutier qui a retenu toute notre intention. Certes, recevoir comme une star Carles Puigdemont en septembre 2017, lors de la Fête du peuple à Delémont, est faite preuve d’une sévère méconnaissance du dossier catalan. C’est piétiner à pieds joints les principes de précaution et de réciprocité qui sont importants à la diplomatie helvétique. C’est fustiger publiquement l’Espagne, jeune et moderne démocratie européenne; membre de l’Union européenne (UE) et amie de la Suisse. C’est faire preuve également d’inculture et de schizophrénie. C’est oublier que l’Espagne a accordé  l’exil à l’ancien terroriste du Front de libération du Jura (FLJ) Marcel Boillat. Ce dernier n’est pas sans nous rappeler les tristes « années de braise. » Nous le verrons. Le Mouvement autonomiste jurassien n’est pas à une contradiction près. Les similitudes avec les comportements de l’appareil séparatiste catalan qui entretient des composantes criminelles existent. 

    Violation de la neutralités des édifices publics 

    Longtemps, un drapeau du Canton et de la république du Jura a orné la façade de l’hôtel-de-ville de Moutier. C’est non seulement une provocation à l’égard de la moitié de sa population non séparatiste mais aussi une agression à l’endroit de nombreux administrés et contribuables qui ont droit à la neutralité de leurs autorités locales. Dans l’autonomie catalane, en Espagne, l’ancien président de la Generalitat Quim Torra, en plus d’avoir un très mauvais bilan et d’avoir accru la division au sein de la population catalane, n’a cessé de provoquer la majorité sociale non sécessionniste. Il a été averti et dénoncé à plusieurs reprises par le Conseil électoral central (JEC). Il lui a été demandé de retirer les rubans jaunes; esteladas; banderoles et autres symboles sécessionnistes des bâtiments publics. Avant d’être inhabilité pour désobéissance, ceci non sans qu’il ait droit à toutes les voies de recours (plus d’une année de procédure). 


    Un sens de la démocratie à géométrie variable 

     

     

    1714 ne constitue qu'un problème de succession. Il n'y a plus de roi reignant après Carlos II, et on en propose un qui vient de France, et un autre d'Autriche. A ce moment, certains Espagnols de Castille soutiennent la solution des Bourbons (mais il y en avait aussi en Catalogne). Mais il faut être conscient que certains Espagnols de Castille soutiennent aussi les Habsbourg (et bien sûr, aussi en Catalogne). Il se trouve que la ville de Barcelone et que la Catalogne ont à un moment donné été pro Habsbourg (c'est à dire qu'ils soutiennent un candidat, c'est tout). A aucun moment n'est mentionné une quelconque sécession catalane. Il s'agit d'une simple guerre civile qui a surgit d'une succession, c'est tout. 

    Si le 11 septembre 1714 Barcelone avait gagné cette bataille, on aurait peut être eu un roi autrichien et non pas français... qui serait à Madrid... sans plus. 

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