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Espagne, Pablo Iglesias s’en va dans l’indifférence générale !

Sa formation Unidas Podemos déclinait tant dans les élections nationales que régionales, depuis 2015 déjà. Quant-à-lui, il n’a jamais réussi à s’imposer comme vice-président du gouvernement espagnol. Poste qu’il a quitté pour faire la chasse à la droite dans la communauté de Madrid. Avant de disparaître de la scène politique dans l’indifférence générale
  1. Une semaine après la déroute du très polémique «politique» espagnol Pablo Iglesias, plus personne n’a envie de parler ce dernier. Ce leader qui prônait une gauche égalitaire, tout en décuplant sa fortune personnelle en sept ans et en menant la grande vie, ne marquera pas même l’histoire de son pays. Il n’a cessé d’attiser la haine et de complaire dans la provocation. De cracher dans la soupe. De monter les uns contre les autres sans porter un seul projet concret. Sans apporter une seule amélioration au système qu’il a tant fustigé, tout en l’abusant. L’histoire retiendra de Pablo Iglesias une totale indifférence. Comme le rappelait sur les ondes de RT France, le professeur français et spécialiste de l’Espagne, Nicolas Klein, la formation politique de Pablo Iglesias « Unidas Podemos » n’a cessé de décliné depuis 2015. La victoire de la candidate de droite du Parti Populaire (PP), présidente sortante, Díaz Ayuso était somme toute attendue. De surcroît, le taux de participation record de 76.25 % a souligné la volonté au sein de la communauté de Madrid, moteur économique de l’Espagne, que la fin de la récréation avait sonné pour le social-communiste Iglesias. Réjouissance et euphorie pour la péninsule ibérique qui sombrerait aussitôt dans le chaos sans une communauté forte comme celle de Madrid. Qui est résolument le moteur du pays. Sur le plan international, la patrie de Cervantes est à nouveau fréquentable. Rappelons que la communauté des services de renseignement de plusieurs pays comme les Etats-Unis rechignaient à collaborer plus avec la Centrale nationale d’intelligence espagnole (CNI) qui dépendait du second vice-président. Comme le répétait le journaliste César Vidal : « Pablo Iglesias ne peut pas faire de la politique. Il accumule les tares les plus répugnantes.»

    Plus élégant pour résumer ce qui ne restera qu’une parenthèse dans l’histoire politique du pays* est le texte récemment publié sur les réseaux sociaux par le français de Barcelone Benoit Barthes (merci à lui) : 

    Pablo Iglesias s'en va.

    J'ai craché sur mon pays pendant une bonne dizaine d'années. J'ai traité mes adversaires de fascistes à longueur d'interview, j'ai méprisé le peuple, j'ai méprisé son histoire, sa langue, sa culture, j'ai dessiné une Espagne conceptuelle en levant le poing et en le ramenant à ma poitrine en signe de ralliement pseudo révolutionnaire sans jamais me détacher explicitement du référent vénézuélien. A force de traiter mes adversaires de fascistes, j'ai réussi l'exploit de ressusciter une extrême-droite dont l'Espagne semblait ne plus avoir à craindre la résurgence. A force de décrire mon pays comme une maladie qu'il fallait soigner, j'ai allumé la colère dans le cœur des gens, à gauche comme à droite d'ailleurs, car à gauche, jusqu'au candidat socialiste madrilène se refusait à toute alliance avec moi. Mes discours auto prophétiques ont fini par gagner un peu en consistance. Les petites braises franquistes qui ne demandaient qu'à s'éteindre, j'ai soufflé dessus tant et plus comme pour donner une réalité à mes fantasmes anti fascistes. Je ne suis pas assez cultivé pour savoir que c'est l'extrême gauche qui envoie les classes populaires dans les bras de l'extrême droite, je suscite la peur en voulant détruire tout ce qui cimente la société, alors je pousse les gens qui n'ont presque rien vers ceux qui promettent de défendre ce presque rien. Je ne suis pas assez lucide pour savoir que c'est toujours la droite modérée qui joue le rôle que je prétends jouer : ôter cette part de peur et de colère que peut contenir un bulletin de vote. 
    Mon anti fascisme n'eut au fond pas plus de consistance que mon poste de vice président. Je me suis battu des mois durant pour entrer dans le gouvernement de Pedro Sanchez, j'ai même acculé celui-ci  à l'organisation de nouvelles élections mais il m'a fallu moins d'une seconde pour déserter la Moncloa et aller jouer à l'anti fasciste comme on joue aux cow-boy et aux indiens dans cette campagne madrilène qui a vu le triomphe de la droite. Triomphe auquel mon "anti-fascisme" a très, très fortement contribué. Maintenant que je suis parti, mécaniquement Vox va perdre des voix. Au fond, ma seule bonne action anti-fasciste aura consisté à mettre fin à ma carrière politique ainsi les gens n'allumeront plus la radio dans la crainte de se faire insulter, ils ne regarderont plus la télé en s'entendant dire qu'ils sont d'incurables franquistes et de ce fait les raisons qu'ils pouvaient avoir de voter Vox disparaîtront d'elles-mêmes.

    (1) Perdant son immunité parlementaire, Pablo Iglesias s’expose à des poursuites pénales pour des affaires d’abus de biens sociaux et d’abus de confiance à l’encontre d’une ex collaboratrice. 

    El Confidencial : La salida de Pablo Iglesias le deja en manos de la Audiencia Nacional y plaza Castilla

  2. Pablo Iglesias n’a cessé d’encourager la haine; de justifier la violence jusqu’à faire l’apologie de l’organisation terroriste basque de l’ETA. 

  3. Les ennuis judiciaires pourraient commencer pour Pablo Iglesias. 

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