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Macron expose une nouvelle fois les Pyrénées orientales à la Covid-19

Va-t-on revivre l’hérésie du 29 février 2020 quand on laissait s’agglutiner plus de 120’000 personnes sur le Parc des Expositions à Perpignan alors que l’Hexagone se trouvait en alerte pandémie ? Les clusters émergèrent les jours suivants dans le Languedoc Roussillon et dans l’autonomie catalane…
  1. Personne n’a oublié. Le 23 février 2020, la France déclenche un plan de réaction à la pandémie de coronavirus, qui repose sur le plan Orsan. Plus précisément, le plan Orsan REB, consacré aux risques épidemiques et biologiques. Il est activé par Olivier Véran, le ministre des Solidarités et de la Santé. 
    Le vendredi 28 février 2020, en Suisse, le Conseil fédéral interdit tout événement de plus de 1000 individus. Deux semaines plus tard, l’ensemble du vieux continent ou presque sera confiné. On stoppera l’économie. Du jamais vu ! Pourtant, depuis la mi-février, des voix s’élevaient contre les risques sanitaires qu’allaient générer l’autorisation par la préfecture de « la méga manifestation» séparatiste convoquée par le putschiste Carles Puigdemont et l’Assemblée Nationale Catalane (ANC) - organe politique sécessionniste dont les premières victimes ne sont autres que les catalans non séparatistes de l’autonomie catalane, en Espagne. 
    Parmi ces voix préoccupées par la tournure des événements et par l’inconscience apparente des autorités des Pyrénées Orientales, on trouvait déjà l’association suisse et apolitique dénonçant sur le vieux continent les dérives du nationalisme et le suprémacisme « Catalunya peuple d’Espagne.» Son groupe « France », actif depuis Perpignan, n’a cessé d’alerter sur la folie d’autoriser une telle manifestation qui allait réunir plus de 100’000 personnes sur un lieu non prévu à cet effet et sans aucun geste barrière. Les médias « El Confidencial »; «Euronews » et « Equinox Radio », entre autres, ont alors relayé les avertissements de l’association humaniste suisse. 
    La suite on la connaît. Les autorités de Perpignan comme de la région ainsi que l’Elysée sont restées sourdes. 
    Le jour J, les autorités sanitaires et la police étaient débordées par l’ampleur de l’événement. Des centaines d’autocars en provenance de l’autonomie catalane avaient envahi Perpignan et ses alentours. Selon les sources, il a été dénombré entre 75’000 et 150’000 personnes, tout âges confondus, qui se sont agglutinés au soleil, les uns sur les autres. Le temps d’une journée à acclamer leur gourou. 
    Les jours suivants les clusters éclosaient dans les Pyrénées orientales (PO) et dans la Catalogne voisine. Jusqu’à 60’000 Catalans étaient déjà confinés le soir du 12 mars et les décès se succédaient à un rythme jamais vu. Les habitants des communes d’Igualada, Vilanova del Camp, Santa Margarida de Montbui, Jorda y Odena ; une zone située à une soixantaine de kilomètres de Barcelone.

    Une année et quatre mois plus tard, les leçons n’ont vraisemblablement pas été apprises. Les mêmes autorités, déjà coupables une première fois, ont autorisé, dans la petite commune d’Elne, à quelques kilomètres de Perpignan, la célébration des 60 ans du propagandiste catalan Òmnium Cultural - notoirement connu comme la machine à mensonges ou comme « L’État dans l’État »comme le désignait la chaîne « France 2 » à l’automne 2017. Soit quelques semaines après la tentative de coup d’état dans l’autonomie catalane pour laquelle Òmnium Cultural fut un acteur majeur. 
    L’événement qui nous occupe et qui est prévu partiellement  dans un lieu fermé vendredi 16 juillet, à Elne, devrait attirer des centaines voire des milliers de séparatistes.
    Est-ce que les gestes barrières seront respectés ? Est-ce que les tests PCR seront présentés à la frontière ? Alors que le président Macron veut obliger tous les soignants du pays à une vaccination aventureuse et le pass sanitaire pour se rendre au restaurant est-le moment d’autoriser un tel acte ? Séparatisme ou variant Delta que choisir ? C’est comme la peste ou le choléra. Le gouvernement Macron a vraisemblablement choisi les deux ! 

  2. Le Parc des Expositions de Perpignan déborde… les gens sont entassés les uns sur les autres en pleine pandémie Covid-19 et sans aucun geste barrière. Les décès en grande quantité se succéderont les jours suivants dans l’autonomie catalane. 

  3. Meeting du putschiste Carles Puigdemont samedi 29 février 2020 à Perpignan : les enfants comme les personnes âgés étaient nombreux.

  4. Meeting du putschiste Carles Puigdemont samedi 29 février 2020 à Perpignan: parc motos 

  5. Surréaliste : une association sécessionniste catalane et espagnole qui fait du Rousillon, en France, sa base arrière et y célèbre son 60 ème anniversaire en grandes pompes en pleine pandémie de la Covid-19. 

  6. Samedi 29 février 2020, les ambulances ont régulièrement été appelées en raison de coups de chaleur; de malaises divers ou parce que des participants à la méga manifestation « Puigdemont » souffraient déjà, sans le savoir, de la Covid-19 ? 

  7. Samedi 29 février 2020, les ambulances ont régulièrement été appelées en raison de coups de chaleur; de malaises divers ou parce que des participants à la méga manifestation « Puigdemont » souffraient déjà, sans le savoir, de la Covid-19 ? 

  8. La préfecture endosse une responsabilité affligeante vis-à-vis des décès liés à la Covid-19 qui sont survenus les jours suivants le meeting de Carles Puigdemont à Perpignan le 29 février 2020.

  9. La préfecture endosse une responsabilité affligeante vis-à-vis des décès liés à la Covid-19 qui sont survenus les jours suivants le meeting de Carles Puigdemont à Perpignan le 29 février 2020.

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