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Portfolio 14 janv. 2021

Barcelone : la maire Ada Colau déprécie la Ciudad Condal

Avec Ada Colau, Barcelone se trouve-t-elle sur le déclin ? Celle qu’on a vue, un temps, comme l’antidote par défaut à la fièvre séparatiste et suprémaciste. Celle dont on veut encore croire qu’elle sera le dernier rempart face à l’essor de la gauche fasciste Esquerra republicana de Catalunya (ERC) et de sa petite sœur anti-sytème la CUP.

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  1. François Meylan

    *L'association suisse de bénévoles, inscrite au registre du commerce (RC) « Catalunya peuple d'Espagne » (CPDE), est apolitique. Elle ne soutiendra aucun parti politique lors des élections du 14 février 2021, dans l’autonomie catalane, en Espagne. Cette caractéristique apolitique, rappelée à toutes les occasions, dérange ses détracteurs. Ceux qui rêvent de pouvoir la qualifier d’extrême droite voire de fasciste. On pense notamment à la minorité séparatiste catalane qui vous octroie très souvent ce qualificatif très peu enviable de « fasciste » dès lors que vous ne communiez pas avec ses idées. Contre vents et marées, l’association qui a pour but de dénoncer les dérives du nationalisme sur le continent demeure libre de toute appartenance et compromission.
    À vrai dire, pas un seul parti politique espagnol ou catalan n’a surpris en bien... bien au contraire !

    Actuellement, le débat politique en Espagne - y compris dans l’autonomie catalane  - est tristement polarisé pour ne pas employer les adjectifs d’immature et de stérile.
    Certes, quelques observateurs diront que c’est la première fois, depuis le début de la transition démocratique, que le voisin ibère est doté d’un gouvernement de coalition. Quelle coalition ? Un attelage composé par une gauche de salon avec des communistes; avec des séparatistes catalans et avec des anciens activistes de l’organisation criminelle basque ETA. Un cocktail explosif à même de précipiter la Chère Espagne dans les méandres du chaos. 
    Dans cette constellation, Barcelone, 3,5 millions d’habitants, avec son agglomération, pouvait sortir du lot. La cité dans laquelle le vote séparatiste n’a jamais triomphé pouvait être la lueur d’espoir. Dans cette Espagne qui a rendez-vous avec de nouvelles années sombres. Malheureusement, cela ne sera pas le cas avec sa maire actuelle Ada Colau. À qui on associe, entre autre, l’occupation illégale de l’avenue Meridiana; des négligences liées aux attentats du 17 août 2017; sa grande ambiguïté vis-à-vis du sécessionnisme et l’augmentation de la violence dans la Ciudad Condal. 

    Ada Colau dont la mairie soutient avec l’argent du contribuable les cours de désobéissance civile. Cours dispensés par la machine à mentir qu’est Ómnium Cultural.
    Barcelone est devenue peu salubre et peu sûre. La maire la transformée en bastion pour les « okupas ».

    Les vols et agressions violentes sont monnaie courante. On a en mémoire l’été 2019 et ses onze meurtres au centre ville pour le seul mois de juillet. Tous issus de brigandages ayant viré à la catastrophe.

    Notons qu’avant les prestigieux Jeux olympiques de l'été 1992, la ville de Gaudí était une ville très ordinaire en Europe. Avec Ada Colau, la Ciudad Condal se trouve-t-elle, à nouveau, sur le sentier de l’indifférence ? La maire qu’on a vue, un temps, comme l’antidote par défaut à la fièvre du suprémacisme. Celle dont on veut encore croire qu’elle sera le rempart efficace face à l’essor de la gauche fasciste d’Esquerra republicana de Catalunya (ERC) et de sa petite sœur anti-sytème la CUP.

    Pour l’heure, elle déprécie durablement le prestige de la fonction. Les vocations sont enterrées pour longtemps. Quel(le) politique en herbe va rêver devenir maire de Barcelone après le passage d’Ada Colau ?

    Voir reportage qui suit avec photos 

     

    *Publié une première fois en version plus succincte et en espagnol dans le média «elCatalan.com », le 15 août 2020

    https://www.elcatalan.es/ada-colau-desprestigia-barcelona

     

  2. François Meylan

    Cours de désobéissance civil dispensé par le propagandiste Ómnium Cultural au centre de la Cité, durant trois jours en juillet 2019 et financé par mairie de Barcelone !

  3. Photo issue du domaine public

    Jeudi 17 août 2027, peu après 17:00, quand survient l’attentat au véhicule bélier sur la Rambla bondée, la maire Ada Colau avait déjà été informée à plusieurs reprises de l’extrême vulnérabilité de la Rambla. Elle n’a rien fait pour empêcher l’accès en véhicule à sa zone piétonne. Notons que la Rambla étaient mentionnée, dans plusieurs rapports de renseignement (entre autre le CNI espagnol et la CIA), comme cible prioritaire pour des mouvances djihadistes. Auparavant, les tueries avec un véhicule bélier de Stockholm; de Nice et de Berlin s’étaient produites.

  4. Photo issue du domaine public

    Barcelone en brule au cours de la seconde quinzaine d’octobre 2019. Sous les attaques répétées des Comités de défense de la République (CDR) et dans le cadre de l’opération terroriste « Tsunami Democratic ». Le résultat de ces deux semaines de guérilla urbaine, hormis les nombreux dégâts matériels, fut 288 policiers blessés dont certains très gravement. L’objectif de Tsunami Democratic, qui fut planifiée entre Genève et Waterloo en Belgique, étant d’épuiser la volonté de résistance de la majorité sociale catalane et espagnole non séparatiste.

  5. François Meylan

    L’avenir de la Cité de Gaudi qui au passage n’était pas séparatiste demeure bien incertain. Une certitude : Ada Colau n’est appréciée ni des séparatistes ni des gens qui leurs résistent. Elle incarne une gauche de salon décadente. Qui ne fait plus de social depuis longtemps parce qu’elle en est moralement incapable. Elle patauge entre le paraître et les modes d’une gauche moraliste. Elle ne cesse de se soumettre aux compromissions sans limite avec un appareil sécessionniste qui rêve de plonger, à nouveau, la Barcelone enchanteresse et cosmopolite dans les abîmes comme ce fut déjà le cas dans les années 30.

  6. François Meylan

    Mercredi 14 octobre 2020, alors qu’on ferme à nouveau les bars et les restaurants, en raison de la recrudescence de la COVID-19, une manifestation de CDR et autres casseurs est autorisée. De 20:00 à 23:00, les dégâts seront perpétrés systématiquement : mobilier des restaurants en terrasses détruits; containers incendiés; poubelles éventrées et contenus dispersés sur la voie publique. Les quelques centaines de participants piétineront allègrement les gestes barrière et autres mesures de protection sanitaires.

  7. François Meylan

    Mercredi 14 octobre 2020, alors qu’on ferme à nouveau les bars et les restaurants, en raison de la recrudescence de la COVID-19, une manifestation de CDR et autres casseurs est autorisée. De 20:00 à 23:00, les dégâts seront perpétrés systématiquement : mobilier des restaurants en terrasses détruits; containers incendiés; poubelles éventrées et contenus dispersés sur la voie publique. Les quelques centaines de participants piétineront allègrement les gestes barrière et autres mesures de protection sanitaires.

  8. François Meylan

    Mercredi 14 octobre 2020, alors qu’on ferme à nouveau les bars et les restaurants, en raison de la recrudescence de la COVID-19, une manifestation de CDR et autres casseurs est autorisée. De 20:00 à 23:00, les dégâts seront perpétrés systématiquement : mobilier des restaurants en terrasses détruits; containers incendiés; poubelles éventrées et contenus dispersés sur la voie publique. Les quelques centaines de participants piétineront allègrement les gestes barrière et autres mesures de protection sanitaires.

  9. François Meylan

    Depuis lundi 14 octobre 2019, tous les soirs entre 20:00 et 22:00, une poignée de séparatistes entre 20 et 40 individus occupe l’avenue Meridiana provoquant d’importantes déviations de la circulation routière et une gêne certaine pour les pendulaires et autres usagers. Le tout se fait avec la bénédiction de la maire Ada Colau. Notons que les faits ont déjà été dénoncés et filmés à maintes reprises par l’association suisse « Catalunya peuple d’Espagne CPDE ».

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