Portfolio

Catalogne : que faisait Anna Gabriel dans les Pyrénées Orientales ?

L’association suisse et apolitique «Catalunya peuple d’Espagne CPDE » qui dénonce le suprémacisme n’a pu empêcher la tenue du 60ème anniversaire d’Òmnium Cultural dans les Pyrénées orientales. Pourtant, le moindre que l’on puisse dire est que la situation sanitaire ne s’y prêtait nullement
  1. Après avoir fait des pieds et des mains durant plusieurs semaines auprès des autorités françaises - l’Elysée comprise (1) - et auprès des médias français comme espagnols, la jeune association suisse et apolitique qui dénonce le suprémacisme et les dérives du nationalisme identitaire «Catalunya peuple d’Espagne CPDE » n’a pu empêcher la tenue du 60ème anniversaire du propagandiste Òmnium Cultural à Elne, dans les Pyrénées orientales (PO), vendredi 16 juillet 2021. Le moindre que l’on puisse dire, vu les nombreux rapports des médias depuis lundi, est que la situation sanitaire ne s’y prêtait pas. Les cas de contamination au variant Delta de la Covid-19 flambent des deux côtés des Pyrénées, depuis plusieurs jours. Faisant de l’autonomie catalane en Espagne et des Pyrénées Orientales les régions les plus affectées de l’Hexagone et de la péninsule ibérique. Les préfets changent mais les élus locaux demeurent. Et nombre d’entre eux sont sous influence de l’appareil séparatiste catalan. Le préfet Etienne Stoskpof n’a vraisemblablement pas pu résister à la pression. L’appareil semble être immunisé contre la Covid-19. Pour preuve, l’acte sécessionniste s’est déroulé comme souhaité par les séparatistes. Avec une interprétation des gestes barrière souvent aléatoire.

    Òmnium Cultural est une firme - l’État dans l’État comme l’a décrit la chaîne France 2 dans l’une de ses enquêtes - qui fut fondée avec la bénédiction du dictateur Franco, à Barcelone, en 1961. Initialement, pour promouvoir la langue catalane. Elle construit aujourd’hui la propagande au profit d’une idéologie sécessionniste et raciste. 

    Ce détour sur une application à deux vitesses des normes anti-Covid-19, pour relever la présence VIP parmi les quelques centaines de convives d’Anna Gabriel.

    Leader de la CUP - formation politique, catalane, d’extrême gauche radicale et anti-système, elle arrive à Genève, début 2018. Elle affirme être persécutée dans son pays d’origine. Pourtant, en Espagne comme à Barcelone aucune charge ne pèse contre elle. Nombreux se demandent par qu’elle « genevoiserie » la militante anti-système a réussi à s’installer dans la Cité de Calvin. 

    Depuis le pays du chocolat et des montres, elle poursuit ses actions « politiques » à l’encontre de la jeune démocratie espagnole. Elle bénéficie pour cela de la bienveillance de quelques médias helvétiques : « Le Temps»; « La Tribune de Genève » et particulièrement de la « Radio Télévision Suisse (RTS) ». Cette dernière se montre régulièrement réceptive quand il s’agit de faire la promotion du séparatisme catalan. Au passage, écorner l’image de l’Espagne.

    La RTS qui est généreusement financée par les subventions étatiques - par les contribuables suisses - s’y prête avec application.

    Toutefois, les téléspectateurs suisses sont nombreux à être mécontents. Après une série de scandales en relation avec le mobbing et le harcèlement qui ont récemment éclaboussé l’institution audiovisuelle.

    Quant à Anna Gabiel, on la retrouve aux côtés des autonomistes jurassiens lors du vote historique sécessionniste de Moutier, dans le canton de Berne, en Suisse, le 28 mars 2021 ! 

    Elle prétend toujours être en exil…

    À Genève, Anna Gabriel est confortablement installée. Elle est secrétaire syndicale chez UNIA. Un des plus grands syndicats du pays. Son look jadis d’anti-capitaliste et d’anti-système n’est plus.

    Le syndicat UNIA rétribue bien ses cadres. C’est notoire.  Les travailleurs syndiqués apprécieront. 

    (1) « Macron est un communautariste et son équipe trop peu équipée pour le remettre en cause.
    Ce qui se passe, dans les PO,  comme dans le reste de notre pays, en est la conséquence. » dixit une politique française consultée lors de la rédaction de ce papier.

    (2) https://www.equinoxmagazine.fr/2021/07/16/catalogne-16/

  2. Anna Gabiel, on la retrouve aux côtés des autonomistes jurassiens lors du vote historique sécessionniste de Moutier, dans le canton de Berne, en Suisse, le 28 mars 2021 ! 

  3. Leader de la CUP - formation politique, catalane, d’extrême gauche radicale et anti-système, elle arrive à Genève, début 2018. Elle affirme être persécutée dans son pays d’origine. Pourtant, en Espagne comme à Barcelone aucune charge ne pèse contre elle. Nombreux se demandent par qu’elle « genevoiserie » la militante anti-système a réussi à s’installer dans la Cité de Calvin. 

  4. Des gestes barrière non respectés 

  5. Des gestes barrière non respectés 

  6. Depuis le pays du chocolat et des montres, elle poursuit ses actions « politiques » à l’encontre de la jeune démocratie espagnole

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.