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Portfolio 6 juil. 2022

Ukraine : vivre dans le métro de Kharkiv

Depuis le début du conflit en Ukraine, la ville de Kharkiv, au nord-est du pays, a été la cible de nombreuses frappes aériennes. Une partie de sa population a fui les violences mais de nombreuses personnes n'ont pas eu d'autre choix que de rester et de trouver refuge là où elles le pouvaient. Reportage dans le métro de Kharkiv où des centaines de personnes survivent depuis le début du conflit.

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  1. © Giulia Bertoluzzi / SOLIDARITÉS INTERNATIONAL

    Cette station de métro de la ville de Kharkiv abrite plusieurs dizaines de personnes qui ont trouvé refuge dans les souterrains depuis le premier jour du conflit. Le 26 mai dernier, cette station a subi d’intenses bombardements qui ont couté la vie à une personne, décédée à l’entrée du métro. 4 juin 2022, Kharkiv, Ukraine.

  2. © Giulia Bertoluzzi / SOLIDARITÉS INTERNATIONAL

    Malgré les attaques régulières dont elle est la cible, la ville de Kharkiv, seconde ville d’Ukraine, retourne petit à petit à la normale. Si le métro s’est remis à fonctionner, sur les balcons près des entrées, plusieurs dizaines de personnes sont toujours installées. Des matelas par terre et des tentes pour accueillir des familles entières qui n’ont pas pu ou pas voulu fuir la ville de Kharkiv. 4 juin 2022, Kharkiv, Ukraine.

  3. © Giulia Bertoluzzi / SOLIDARITÉS INTERNATIONAL

    “Je me suis réveillée sous les missiles. Ma fenêtre a explosé, j’ai couru vers la salle de bains où quelqu’un m’a sauvée” explique Ljubov, réfugiée dans le métro depuis le premier jour du conflit. Sa fille est en Allemagne et elle cherche un moyen de la rejoindre rapidement. 4 juin 2022, Kharkiv, Ukraine.

  4. © Giulia Bertoluzzi / SOLIDARITÉS INTERNATIONAL

    La vie dans le métro de Kharkiv s’organise petit à petit au rythme des bombardements. Certaines personnes se chargent de faire le lien avec les organisations qui apportent de l’aide et organisent les distributions alimentaires. Des toilettes, des douches et des lavabos sont disponibles au niveau des quais du métro. L’entraide est très présente parmi les personnes réfugiées. 4 juin 2022, Kharkiv, Ukraine.

  5. © Giulia Bertoluzzi / SOLIDARITÉS INTERNATIONAL

    Natalia et son fils de 4 ans vivent entourés de toute leur famille dans le métro depuis le début du conflit. Ils ont tenté de retourner s’installer dans leur appartement mais les bombardements les en ont dissuadés : “Il n’est pas possible de vivre chez nous. Vivre dans le métro est notre seule solution. Nous n’avons pas d’argent pour partir vivre dans une autre ville. De toute manière, ça n’est pas plus sécurisé qu’ici. Dans le métro, nous arrivons à dormir la nuit. Nous n’entendons pas d’explosion. Chez nous, c’était horrible. Nous ne dormions pas de la nuit à cause des bombardements qui sont très bruyants. Mon fils a peur, il pleure et hurle tout le temps, à chaque son qu’il entend”. 4 juin 2022, Kharkiv, Ukraine.

  6. © Giulia Bertoluzzi / SOLIDARITÉS INTERNATIONAL

    Parmi la population qui s’est réfugiée dans le métro de Kharkiv, certains ne sont pas sortis du métro depuis le début de la guerre. La peur des bombardements est omniprésente et plusieurs d’entre eux ont vu leur maison détruite. Ils ne savent pas où aller ni comment quitter le métro, faisant face eux-aussi, comme le reste du pays, à la pénurie d’essence. L’ONG SOLIDARITÉS INTERNATIONAL leur vient en aide en rendant potable l’eau du métro via des filtres à eau installés dans les espaces sanitaires du métro et avec des distributions alimentaires. 4 juin 2022, Kharkiv, Ukraine.

  7. © SOLIDARITÉS INTERNATIONAL

    Vadim est maire d’un village près de Louhansk, maintenant sous contrôle des forces russes. Après avoir fui sa ville, il s’est engagé auprès de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL : « Depuis le début j’ai compris que je pouvais être utile pour mettre en contact SOLIDARITÉS INTERNATIONAL, les fonctionnaires et associations qui viennent en aide à la population. Je suis membre de l’association des villes ukrainiennes et en contact avec plusieurs maires et municipalités, cela peut aider. Il faut continuer à travailler avec les associations locales. Ce sont eux qui sont en contact direct avec les personnes réfugiées et déplacées ». 4 juin 2022, Kharkiv, Ukraine.

  8. © Giulia Bertoluzzi / SOLIDARITÉS INTERNATIONAL

    L’ONG SOLIDARITÉS INTERNATIONAL distribue dans 5 stations de métros différentes des kits d’hygiène comprenant du savon, du dentifrice, des brosses à dents et des protections hygiéniques mais aussi des kits permettant le nettoyage régulier des stations ainsi que divers autres donations comme des jeux pour les enfants, des bouilloires, des tapis de sols... en fonction des besoins ponctuels identifiés. 4 juin 2022, Kharkiv, Ukraine.

  9. © Giulia Bertoluzzi / SOLIDARITÉS INTERNATIONAL

    “J’habite à côté d’une base militaire. Je ne peux pas retourner vivre chez moi car un missile est tombé sur un immeuble à côté et a détruit notre toit. J’ai peur. Je ne sais pas quoi faire ni où aller. En plus, j’ai des animaux domestiques. Qu’est-ce que je peux faire ? Quand vont-ils comprendre que nous sommes des êtres vivants ? Ma mère a 90 ans, elle s’est réfugiée dans une autre station de métro car sa maison est bombardée tous les jours. Je ne sais pas comment je peux la faire évacuer “, témoigne Katarina. 4 juin 2022, Kharkiv, Ukraine.

  10. © Giulia Bertoluzzi / SOLIDARITÉS INTERNATIONAL

    Sasha et V., déplacés à cause du conflit, se sont engagés auprès de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL pour soutenir les populations civiles victimes de la guerre. “J’habite à Kharkiv depuis mes études et lorsque la guerre est arrivée, j’ai conduit ma femme et ma fille hors de la ville puis je suis revenu pour aider” explique Sasha. Dans l’est de l’Ukraine, SOLIDARITÉS INTERNATIONAL travaille avec des associations locales et réseaux de volontaires qui, depuis le début du conflit, ont su assurer l’accès aux personnes bloquées dans les zones les plus dangereuses. 4 juin 2022, Kharkiv, Ukraine.

  11. © Giulia Bertoluzzi / SOLIDARITÉS INTERNATIONAL

    “Le 25 février, à 5h du matin, j’ai été réveillée par les tirs. Tout mon appartement s’était mis à trembler. A 15h, on a reçu un message nous indiquant d’aller nous réfugier dans un abri anti-bombardement. Nous nous sommes rendus ici. Nous n’avons plus bougé depuis. Ma vie s’est arrêtée. Rien ne se passe. J’existe tout simplement. Mon cerveau n’arrive pas à fonctionner dans de telles circonstances. Avant la guerre, j’allais à l’école. Je me préparais à aller à la fac. J’en rêvais. Mais tout a changé” raconte Yaroslava. 4 juin 2022, Kharkiv, Ukraine.

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