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Rennes,17 mars, la loi El Khomri a comme du plomb dans l'aile

Le mouvement étudiant s'étoffe toujours plus à Rennes. Malgré que les syndicats n'aient pas déposé de préavis de grève, de très nombreux salariés, jeunes et moins jeunes se sont aussi mobilisés. Journée formidable que les forces de l'ordre ont voulu faire capoter.
  1. 11 heures, les étudiants sortis de l'Université de Rennes 2 pour rejoindre les autres cortèges Place du Parlement

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  3. 12 heures, la place du Parlement de Bretagne est déjà remplie et pleine d'énergie.

  4. L'armée de Dumbledore est un syndicat étudiant bien implanté sur Rennes 2, l'Université de sciences humaines et sociales.

    Pour information, voici leur message:

    "Alors que nous avions vaincu l'an dernier les mangemorts qui voulaient nous imposer la fusion avec Rennes 1, les forces du Mal sont de retour avec un nouveau projet maléfique : la COMUE ! Face aux dangers que représente ce « super-établissement » regroupant les différentes universités et écoles de Bretagne-Loire, nous avons plus que jamais besoin de ton aide.

    En effet, mardi et mercredi tu vas devoir désigner les représentants qui iront défendre Rennes 2 et ses étudiants aux conseils de la COMUE. Alors, si tu veux que le combat contre les forces du Mal continue, rend-toi aux urnes et vote pour l’Armée de Dumbledore !

    On compte sur toi !"

    L'Armée de Dumbledore de Rennes 2

    Retrouvez notre texte de candidature sur : http://urlz.fr/3dA0

     

  5. Les manifestants bien regroupés commencent à s'engouffrer dans les rues vers le sud de la ville

  6. Après avoir pris de court les services de contrôle de la gare, les étudiants ont bloqué pendant une demi-heure le trafic SNCF

  7. Puis remontent à nouveau vers le centre historique de Rennes, toujours dans la bonne humeur, tranquillement, au bruit des chants, des slogans, des tams tams, des accordéons...

  8. Arrivés place de la mairie, les révoltés de la précarité et de la loi El Khomri, libres de manifester jusqu'à présent, doivent faire face aux provocations de la BAC et des CRS. Des fumigènes  fusent, des flashballs se montrent menaçants. Les étudiants ne se démontent pas et affirment leur droit de manifester

  9. Au bout d'une heure de ce petit jeu de "je t'aime moi non plus", les fumigènes et la tension ainsi provoquée dispersera les manifestants.

    Pour autant, une grande solidarité entre eux restera dans les esprits et il est à parier qu'elle n'en restera pas là.

    On se donne rendez-vous très bientôt!

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