Portfolio

Rennes, 24 mars, police nerveuse, police dangereuse

Nouvelle manifestation à Rennes, émaillée de provocations policières à chaque coin de rue pour empêcher les manifestants de circuler librement
  1. Ce 24 mars, les étudiants, salariés et chômeurs ont à nouveau répondu présents contre la loi El Khomri

  2. Premier blocage des CRS.

    Tout au fil de la journée, les autorités ont déployé bien plus de forces de l'ordre que lors des manifestations précédentes des 9 et 17 mars, bloquant de nombreuses artères de la ville. La BAC et les CRS ont joué pendant plusieurs heures la stratégie de la tension en tentant de disperser les manifestants, les bloquant dans des rues et ruelles, pour mieux les rabattre par groupes moins nombreux dans des souricières et lâcher sur eux les bombes lacrymo. A chaque fois, la présence des forces de l'ordre envenime volontairement ce qui devait être des manifestations pacifiques.

  3. Rue Nationale, la Bac et les CRS nous empêchent d'avancer, poussant même violemment des manifestants âgés sans raison. Problème, nous ne pouvons pas non plus faire marche arrière puisqu'ils sont aussi en poste de l'autre côté de la rue lâchant leurs bombes lacrymo.

  4. Dans le chaos provoqué par les forces de l'ordre, les manifestants ne savent plus par où aller pour ne pas rentrer dans le jeu de la provocation policière.

  5. Gardant leur sourire et l'humour malgré tout

  6. Le cortège se débloque on ne sait trop comment et poursuit sa route

  7. Nouveau blocage, nouvelles provocations. Demi-tour

  8. Les sangsues sont partout. Au fond, un groupe de manifestants que les forces de l'ordre ont réussi à écarter du cortège unitaire du début pour jouer la dispersion.

  9. Arrivée de notre cortège place de la maire. Les CRS sont toujours là, à chaque coin de la place, sauf une, celle menant au Parlement

  10. Un des 4 angles de la place de la mairie bouché

  11. "Vous êtes des méchants"

  12. Par dépit, on se rabat place du Parlement pour continuer notre marche

  13. Nouvelle souricière. Les forces de l'ordre nous gazent.

  14. Ils sont partout, devant, derrière, de vraies sangsues provocatrices

  15. Une ruelle qui semble calme, pour pas longtemps. Nous devrons encore faire demi-tour

  16. Grrrr! Quelqu'un a-t-il la recette de dératisation pour s'en débarrasser?

  17. A bientôt dans les rues. On ne lâche rien!

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.