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L'ETE DES CHAROGNES

Merde, dans toute chose il y a une part des anges. SIMON JOHANNIN
  1. Au fil des pages de ce premier roman coup de poing s’inscrivent en filigrane quelques brides des garçons de Longeverne : Lebrac, son armée et ceux de Velrans, ici tout droit ressortis de leur chape de naphtaline. Vibrant hommage à Louis PERGAUD et son chef d’œuvre « La Guerre des boutons »  

    Une adolescence à cran d’arrêt pour vous entrainer dans les sombres profondeurs d’un univers poisseux où se croisent, se mêlent et s’entremêlent pêle-mêle les instincts les plus féroces d’une existence à fleur de peau. Quand toute la laideur de la Vie tutoie la beauté vénéneuse de la Mort.

    Une brèche dans les brumes épaisses de ce pays de quelque part, reclus à l’orée du monde où parfois certains paysages ressemblent à s’y méprendre à quelques territoires obscurs perdus dans quelques replis d’une Montagne Noire accessibles aux seuls initiés.

    Une plongée sans oxygène, en eaux troubles au détour des chemins de traverse propre à nourrir nos  rêves et nos angoisses jusqu’à faire ressurgir  les sentiments fragiles du labyrinthe de notre douloureuse existence. Quand les rêves deviennent notre réalité et la réalité notre cauchemar.

    Entre uppercut, rage et désespoir, quelque part à l’Est d’Eden à tutoyer un hypothétique no Futur , les tourments de cette période la plus trouble et la plus troublée de toute existence humaine: Adolescence, terre promise de tous les contrastes.

    Bascule immuable entre ce monde déchu d’une enfance perdue d’avance  et l’illusion de ce monde à venir dans lequel il est si compliqué de se projeter. L’étrange dualité de chacun à la poursuite de son destin. Mourir pour renaitre de ses cendres. La mort symbolique de l’Être.

    Au-delà de cette écriture morbide plein de vie en quasi état d’urgence permanent, un instinct de survie sur le fil du rasoir. A lire d’un trait, en apnée, sans sommeil, sans un souffle, sans respirer.

    Pour les soirs de pleine lune quand dehors soufflent les rafales sauvages du vent d’autan déchirant en lambeaux nos jours trop tranquilles.

     

     

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