Portfolio

La fleur et le pêcheur

  1. Ô toi Fleur,

    Couchée sur la vierge page
    Qui ne dit mot, de patience,
    Ton œil est à un présage du large
    Ta voilure mise en instance.

    Tu assèches ton cœur sans amertume
    Dans cette aride chambre, privée de miracle,
    Face à l’imprévisible océan sans lune
    Englouti par une nuit sans oracle.

    L’infiniment noir t’embrume
    Tant, que tu quêtes les ombres qui taclent
    Cette rosée du matin sans brume
    Qui poussera ton œillet au pinacle.

    Alors,
    Les pétales outrageant l’écume,
    Ta prunelle accostera sur l'escale
    Sur cet îlot ultime
    Où attend le vieux pêcheur.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.