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Valérie Pécresse suscite l'indignation dans un tweet après la mort d'un agent SNCF

Valérie Pécresse n'a honte de rien, pas même d'être indigne face aux Franciliens. La présidente d'Ile-de-France Mobilités écrit hier dans un tweet "Toutes mes condoléances à la famille de l’ouvrier mort dans un éboulement près de la gare de Massy. Le trafic SNCF a dû malheureusement être interrompu, mes pensées accompagnent tous les voyageurs bloqués en ce dimanche de retour".
  1. Valérie Pécresse n'a honte de rien, pas même d'être indigne face aux Franciliens. La présidente d'Ile-de-France Mobilités a écrit hier dans un tweet "Toutes mes condoléances à la famille de l’ouvrier mort dans un éboulement près de la gare de Massy. Le trafic SNCF a dû malheureusement être interrompu, mes pensées accompagnent tous les voyageurs bloqués en ce dimanche de retour".

    Des propos qui ont provoqué un tollé sur la toile. On savait que Valérie Pécresse n'aimait pas les salariés de la SNCF ni de la RATP d'ailleurs mais le niveau de l'inacceptable a été allègrement dépassé et pour cause. La candidate à l'élection présidentielle exprime des condoléances qui soit dit en passant, sonnent bien creuses mais en plus, passe dans le même tweet d'un drame pour un salarié et ses proches au désagrément que cette mort a causée pour les voyageurs. En somme, comprenez : "nous sommes désolés pour le salarié décédé mais nous compatissons également avec tous les voyageurs retardés par cet incident". Une traduction bien plus claire du tweet de madame Pécresse. Le positionnement est politiquement calculé mais particulièrement nauséabond car le message est bien de montrer une posture hostile aux cheminots ainsi qu'aux opérateurs historiques de transports à Paris et en banlieue que sont la SNCF et la RATP.

    Faire de la politique politicienne en dansant sur un cadavre, c'est atteindre les bas-fonds de la médiocrité et cela au mépris de l'humanité que nécessite un drame comme celui traversé par la famille du salarié SNCF mort. Cela nous annonce la couleur pour la campagne présidentielle qui se profile et à la lumière d'une telle déclaration, on peut s'attendre à des transgressions du même acabit pour donner des gages de volontarisme vis-à-vis de l'électorat de droite et de l'extrême droite. La présidente de Libres s'est donc illustrée hier dans une séquence indiscutablement abjecte sans même craindre l'opprobre ou la déchéance morale. L'abstentionnisme a encore de beaux jours devant lui avec un personnel politique incapable de montrer la moindre empathie envers ceux frappés par le malheur et Valérie Pécresse nous a encore livré hier un exécrable numéro de mercantilisme politique qui en laissé plus d'un bouche bée.

    Cette dame qu'on dit déterminée à se lancer dans la course à la présidentielle fait légitimement peur car sans compassion pour un mort, on ne peut espérer d'elle, si elle devenait présidente de la Republique, qu'elle sera compatissante pour les plus fragiles de notre pays et son projet de société corrobore parfaitement bien cette idée.

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