Jade Lindgaard/Commune Libre d'Aligre/Attac/L'intérêt général & moi

Jade Lindgaard, née en 1973, elle entre dans le journalisme en 1997 avec Aden, le supplément culturel du Monde et des Inrockuptibles. L’année suivante, elle devient reporter aux Inrockuptibles, où elle écrit sur l’art contemporain avant de créer et de prendre en charge la rubrique Agitpop. Elle rejoint la rédaction de Mediapart (service société) dès sa création en 2008.
  • Date Du 22 septembre 2016 Au 22 septembre 2016
  • Lieu Café associatif la commune libre d'aligre 3, rue d'aligre 75012 Paris Metro gare de Lyon
  • Réservation, inscription Arriver tôt car le local risque d'être exigu pour recevoir un événement de cette qualité (le début de la projection est à 19h30)
  • Information Projection-débat suivi d'un buffet participaitf

Jade Lindgaard, née en 1973, est une journaliste française. Entrée dans le journalisme en 1997 avec Aden, a travaillé aux Inrockuptibles. Elle est l'auteure de plusieurs livres, dont Le Ba-ba du BHL, avec Xavier de la Porte (2004), et La France Invisible (2006). Membre du comité de rédaction de la revue Mouvements avant de rejoindre la rédaction de Mediapart (service société) dès sa création en 2008.

Publications

 

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Commune libre d’Aligre

 

L’Association

Dernier ajout : 13 mars 2015.

 

Article 2 des statuts :

"Cette association a pour buts : l’animation sociale, culturelle et sportive du Quartier d’Aligre, la défense de son environnement et de son cadre de vie, la promotion de l’entraide et de la solidarité entre ses habitants."

La Commune Libre d’Aligre a été créée en 1955 par Mr Jeanson,commerçant du marché Beauvau, dans l’élan de solidarité de l’après-guerre pour venir en aide aux population en difficulté du quartier.

La CLA se remonte en 1978 pour fêter le bicentenaire du marché d’Aligre et depuis ponctuent l’année de ses nombreuses fêtes, repas et apéro de quartier, soupes, vide greniers...sur la place d’Aligre.

La CLA, ouverte à tous, a, en effet, pour vocation l’animation du quartier dans un esprit de convivialité et de solidarité.

Depuis 2004, la CLA anime également l’Aligresse, un petit jardin où les habitants, petits et grands, cultivent collectivement. Et en 2007 elle a ouvert un café associatif au 3 rue d’Aligre, haut-lieu de la convivialité dans le quartier.

La Cla met aussi en place des évènements culturels d’envergure : Molière sur la place d’Aligre, les premières Pataphysiques d’Automne, et les huit éditions du festival de films Cinémaligre. En 2012, elle invente le Festiv’Aligre qui transforme le quartier le temps d’un WE jour et nuit.

La CLA est aussi une association militante et n’hésite pas à l’ouvrir quand il le faut.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

244db63a9dd923b4bb40f9341074f6.jpg

« L'intérêt général et moi » est un film documentaire né de l'engagement des réalisateurs Sophie et Julien contre la construction de l'autoroute Langon-Pau (A65). De cette lutte est resté un goût amer, un sentiment de mise à l'écart du citoyen face au devenir de son territoire. Faire quelque chose de cette histoire est devenu une nécessité : faire un film pour laisser une trace de l’offense subie, pour s’interroger sur le sentiment que nous sommes légitimes pour parler du devenir de notre territoire, et pour réfléchir à l’intérêt général, dont nous nous sentons également porteur.

Le film est une réflexion sur l’intérêt général à partir de trois projets d'infrastructure de transport : l'autoroute Langon Pau (A65), la Ligne à Grande Vitesse (LGV) Sud Ouest et l'aéroport Notre Dame des Landes à Nantes.

  

Nos intentions

​ Un des premiers objectifs du film, celui qui est à son origine, est de parler de la souffrance que génère ce type d’infrastructure lorsque leur construction est décidée, de l’outrage ressenti, du sentiment mêlé de violence subie et d’impuissance. Nous souhaitons parler de ces individus touchés dans leur espace de vie, dans la chair de leur vécu quotidien, passé, présent et à venir, et qui ne pouvant expulser cette violence, la retournent parfois contre eux.

Cette douleur s’ancre d'abord sur un territoire du nord de la forêt landaise, exemplaire par le double outrage qu’il subit : la construction d’une autoroute (l’A65) inaugurée en décembre 2010 et un projet de ligne de train à grande vitesse qui serait distante de quelques kilomètres.

Il est question d’un sacrifice, celui d’une terre habitée, de ses paysages, de ses cours d’eau, de ses chemins, de ses villages, de ses maisons, de ses souvenirs. Et la question est celle de la justification : au nom de quoi ce territoire est-il sacrifié ? en échange de quoi ? sur l’autel de quel(s) espoir(s), de quel(s) principe(s) ?

La réponse a l’apparence de l’évidence : ce sacrifice est fait au nom de l’« intérêt général ».

Mais qu’est ce que l’« intérêt général » ? Qui le définit ? Sur quels fondements ? Au nom de quoi ? De qui ? Quelle est, quelle doit être la place des « sacrifiés » dans cette définition ? Habiter, vivre dans un lieu, donne-t-il des droits sur son devenir ?

   

Nous partons de ce territoire landais parce que nous le connaissons bien, nous connaissons ses habitants et leur histoire, mais l'objectif est de montrer d'une façon plus générale comment se prennent les décisions publiques en France. C'est pourquoi nous parlerons également du Pays Basque, du Lot et Garonne, et du bocage nantais touchés par le projet de LGV du Sud Ouest et l'aéroport de Notre Dame des Landes.

L’ambition de ce film est d’apporter, à partir de ces exemples de grands projets d'infrastructures de transport (l’A65, la LGV et l'aéroport NDDL), des éléments de réflexion, sinon de réponse à ces questionnements sur l'intérêt général.

Nous souhaitons pour cela partir de « la scène originelle » des controverses autour de ces projets. C'est à dire la caricature médiatique récurrente opposant l'intérêt général incarné par des élus et l'intérêt particulier porté par des riverains touchés par le syndrome du NIMBY (de l'anglais "not in my back yard").

Puis progressivement nous mettrons en évidence toute la complexité de ces controverses.

Ainsi, nous chercherons à :

  • comprendre quels sont les enjeux sous-jacents à la définition de l'intérêt général,
  • montrer quels intérêts particuliers il peut cacher (cupidité, quête d'un mandat...)
  • mettre en évidence quelles conceptions contradictoires du bien public (portées également par les mouvements associatifs) peuvent contribuer à le définir.
  • montrer le passage du particulier à l’universel, du vivre bien chez soi au vivre bien ensemble, du NIMBY (Not In My Backyard, pas dans mon jardin) à l’intérêt général, réalisé par les individus touchés (dans leur habitat ou leur « territoire de vie ») par ces infrastructures et qui se sont organisés pour les combattre. Ce film cherche également à montrer comment, confrontés à ce type de projet, des individus souvent sans expérience militante s’organisent et, riches de leur connaissance des lieux qu’ils habitent et des dossiers techniques dont ils s’emparent, deviennent à leur tour des « experts » à même de proposer des conceptions différentes de l’intérêt général.

Le film sera composé d'interviews, de séquences dansées, d'animation, d'images de manifestations, d'images d'actions, ... (pour en savoir plus, aller sur FAQs)   

                                                    

écoutez la musique de Familha Artus : http://familha.artus.free.fr

 

A propos du porteur de projet

L'équipe artistique

Sophie Metrich - Réalisatrice

Après des études cinématographiques (Ciné-Sup’ à Nantes puis Maîtrise ECAV à Paris VIII), Sophie Metrich a réalisé deux courts métrage La Petite Sœur de la Nuit (2001 – 35 mm) et Germain le Vieux (1999 – 8mm) et un long métrage L’Echange (2008 - DV). Parallèlement, elle a travaillé auprès de metteurs en scène comme Lukas Hemleb, Michel Favory ou Gao Xingjian à la Comédie-Française en tant qu’assistante à la mise en scène et collaboratrice artistique. 

Par l'intermédiaire de la Cinémathèque de Toulouse et de Ciné 32 à Auch, elle intervient en milieu scolaire autour de films comme sur des ateliers pratiques.

quelques extraits films précédents

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.