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Le second satellite Mohammed VI-B sur le point d’être mis en orbite

  1. Dans la nuit de mardi à mercredi à 2h42, heure de Paris, le Maroc mettra son second satellite en orbite depuis la base spatiale de Kourou en Guyane, a indiqué le groupe Arianespace sur son site officiel.   Ce 2e satellite complétera le premier, baptisé Mohammed VI-A, lancé il y a environ une année, depuis la même plateforme guyanaise.  

    Le satellite MOHAMMED VI-B sera principalement utilisé pour les activités de cartographie et d'arpentage, le développement régional, la surveillance agricole, la prévention et la gestion des catastrophes naturelles, la surveillance de l'évolution de l'environnement et de la désertification, ainsi que la surveillance des frontières et des côtes.  

    Les deux satellites Mohammed VI-B et Mohammed VI-A feront du Maroc le premier voisin de l’Europe à disposer d’une telle technologie qui lui permettra d’avoir des données exactes et précises sur les installations militaires du Polisario.  

    Le Maroc sera également le troisième pays du continent africain à se doter de deux satellites après l’Égypte et l’Afrique du Sud. La mission d’envoie du satellite qui devrait durer 55 mn, jusqu’à la mise en orbite du satellite pourra être visionnée en direct sur la chaîne Youtube d’Arianespace. "Thales Alenia Space, en tant que maître d’œuvre du système, fournit la charge utile, y compris l’instrument optique, le sous-système de transmission d’images et le segment terrestre destiné au traitement et à la production des images.  Airbus, en tant que maître d’œuvre des satellites, est chargé de son intégration et de la fourniture de la plate-forme et du segment sol pour la planification des missions et le contrôle des satellites.  

    Complémentaires, les satellites Mohammed VI- A&B, permettront conjointement une couverture plus rapide des zones d’intérêts. Chacune des deux composante a une capacité à fournir des images en trois dimensions avec une résolution de 0,7 mètre à une altitude de 694 kilomètres. Les deux satellites auront coûté 600 millions d’euros, avec un financement 100 % marocain à travers notamment l’Agence nationale de la conservation foncière du cadastre et de la cartographie.  

    Outre le cadastre, et la cartographie, de tout le territoir national le satellite aura pour mission, fournir des informations exactes pour aider le développement de l’agriculture dans le pays, comme la fértilité du sol, de diagnostiquer les situations des cultures et plantations afin d’optimiser le rendement agricol.  

    Il fournira également, d’examiner les ressources d’eau, de fournir la cartographie des zones humindes, de quantifier les reserves d’eaux dans les lacs et barrages, et prévenir l’érosion maritimes. Le nouveau satellite servira également à tracer des cartographies, des forêts de tout le royaume, de fournir ainsi un inventaire exacte du patrimoine forrestier de tout le Maroc.  

    Plusieurs secteurs bénéficieront de ce projet technologique révolutionnaire, le secteur minéaire, l’océanographie, la prevention contre les catastrophes naturelles, l’aménagement urbain, également, en suivant l’évolution des zones urbaines et périphériques, il fournira une grande visbilité precise et exacte, dans le suivi des grands projets du Royaume.

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