Covid19 : Combien d’algérien coûte la vie d’un général ?

Cette polémique fait resurgir les maux tellement grandissants dans le pays, face à cette vague de protestation massive qui a envahi les rues du pays depuis plus d’un an. Le peuple longtemps considéré comme accessoire se retrouve une fois de plus dans les travers du pouvoir face à cette crise sanitaire sans précèdent.

Combien d’algérien coûte la vie d’un général ?

 

Face à cette crise sanitaire sans précédent, l'Algérie doit faire face à une situation exceptionnellement difficile.

Face à un système de santé déjà très affaiblit ,voir inexistant, l'arrivée du Covid 19 sonne comme un coup de grâce porté aux algériens extrêmement préoccupés par leurs avenirs.

Face à cette situation, l'aide est venue d'Asie, cinq jours après son arrivée en Algérie, l’équipe médicale chinoise spécialisée dans la lutte contre le coronavirus est au cœur d’une polémique. Ce mardi, le ministre des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur de France à Alger Xavier Driencourt, qui lui a fait part des « vives protestations » de l’Algérie suite aux « propos mensongers, haineux et diffamatoires » à l’égard de l’Algérie tenus récemment sur un plateau de la chaine de télévision France24, a indiqué un communiqué du MAE.

 Durant cette émission, le chercheur au Centre de Relations internationales à Barcelone, Francis Ghilès, a dit que cette aide a été détournée au profit de l’hôpital militaire d’Aïn Naâdja à Alger « pour soigner les hauts gradés de l’armée».

 Francis Ghiles a également affirmé que la Grande mosquée dont la réalisation a été confiée au groupe chinois CSCEC, a « coûté 10 milliards de dollars ».

Il affirme que ce n’est pas la Chine qui a envoyé des aides à l’Algérie, mais la société de construction publique CSCEC, qui a réalisé d’importants projets dans le pays, qui a fait don de 450.000 dollars

Ses propos ont été largement repris et commentés sur les réseaux sociaux.

Interrogé par « Sputnik », l’ex-colonel des services de renseignement algériens Abdelhamid Larbi Chérif assure que «l’équipe médicale chinoise arrivée en Algérie et constituée de médecins et d’experts en santé publique s’est effectivement déplacée à l’hôpital d’Aïn Naâdja dans le but de former le personnel médical aux méthodes de lutte contre le Covid-19».

Il précise qu’après «elle s’est déplacée dans tous les hôpitaux d’Alger, de Boufarik et de Blida pour exécuter la même mission».

 Suite à cette polémique, rappelons que le ministre algérien des Affaires étrangères Sabri Boukadoum a convoqué l’ambassadeur de France à Alger, Xavier Driencourt, pour lui faire part des «vives protestations» de son gouvernement contre les «propos mensongers, haineux et diffamatoires» tenus par l’intéressé.

Souvent invité sur France 24 pour s’exprimer sur les questions relatives aux pays du Maghreb, M.Ghilès, accuse les autorités d’Alger de mauvaise gestion de la crise sanitaire du Covid-19 et d’avoir réservé des privilèges sanitaires aux militaires et aux membres du gouvernement au détriment de la population.

Cette polémique fait resurgir les maux tellement grandissants dans le pays, face ç cette vague de protestation massive qui a envahi les rues du pays depuis plus d’un an.

Le peuple longtemps considéré comme accessoire se retrouve une fois de plus dans les travers du pouvoir face à cette crise sanitaire sans précèdent.

De nombreuses voies s’inquiètent en Algérie, combien de vie algérienne populaire coute un haut fonctionnaire ou un militaire ?

Au pays des inégalités, les péripéties actuelles enfoncent un peu plus chaque jour le fossé entre le peuple et l’élite militaire au pouvoir.

L'ambassadeur de France en Algérie M. Driencourt, aurait répondu au MAE algérien après sa convocation: " L'ensemble des organes de presses jouissent d'une totale indépendance rédactionnelle en France, protégée par la loi. "

 Petit clin d’œil à la liberté de la presse inexistante en Algérie et au nombreux détenu d’opinion qui croupissent dans les geôles du pouvoir actuellement.

 

Abdelhamid Hamza

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