MESSAGE AU PEUPLE OPPRIMÉ DE LA RÉPUBLIQUE DE GUINÉE ÉQUATORIALE

La Coalition CORED qui représente 19 partis politiques et associations en exil dénonce les résultats des élections antidémocratiques (99%) qui ont eu lieu en guinée équatoriale en l'absence des 250.000 équatos guinéens qui ont fui le pays pour se réfugier en exil afin de ne pas subir le même sort que les 310 opposants assassinés par le régime du dictateur OBIANG NGUEMA MBASOGO.

MESSAGE AU PEUPLE OPPRIMÉ DE LA RÉPUBLIQUE DE GUINÉE ÉQUATORIALE DIRIGÉE DEPUIS 40 ANS PAR LE DICTATEUR OBIANG NGUEMA MBASOGO

Le dictateur Obiang Nguema Mbasogo qui dirige la Guinée équatoriale depuis 40 ans d’une main de fer ensanglantée par la torture et l’assassinat réel de 310 opposants, a institutionnalisé un système de triche électorale basé sur le clientélisme et la corruption qui vient de permettre au parti présidentiel au pouvoir depuis quatre décennies d’obtenir 99 pour cent des suffrages exprimés.

L’unique dernier siège attribué dans le cadre de ces élections revient au parti Citoyens pour l'innovation. Une formation, dirigée par Gabriel Nse Obiang, rentré récemment d'Espagne et soupçonné d'être proche du président.

Ce système électoral d’un genre très spécial avait déjà permis au président avec 5 mandats consécutifs de violer la constitution en se présentant plus de deux fois, et d’être élu avec 93,7% des voix.

Ces résultats sont inexplicables pour un observateur avisé en raison du fait que :

  • 70% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté en Guinée équatoriale 3ème pays producteur de pétrole d’Afrique
  • 42% des enfants ne sont pas scolarisés, l’école étant payante et les parents n’ont pas les moyens de financer leurs études
  • L’accès aux soins est payant et ceux qui ne peuvent pas se soigner sont condamnés à voir leur état de santé se dégrader ou à mourir
  • Les fonctionnaires et militaires sont payés au compte goutte, ils sont tous pour la plupart payés avec 3 mois de retard, seuls les militaires étrangers qui assurent la protection du chef de l’Etat sont payés régulièrement
  • La sécurité n’est plus assurée, des scènes tournées en video nous ont montré la violence exercée par le pouvoir sur les habitants par des tortures pratiquées dans les commissariats de police, dans les lieux public et même en pleine rue sans la moindre gène.
  • La liberté de la presse n’est pas assurée, un caricaturiste vient d’être arrêté arbitrairement pour l’empêcher d’exercer son droit de critique du pouvoir et les médias sont monopolisés par le discours présidentiel
  • l’internet a été coupé pendant la période des élections pour priver les réseaux sociaux de communiquer et de vérifier les résultats des bureaux de vote
  • le pays a été en état de siège, avec les frontières fermées empêchant l’arrivée d’observateurs en dehors de ceux choisis par le pouvoir
  • les barrages constitués en ville obligent les personnes les plus éloignées du bureau de vote à s’y rendre à pied ou à rester chez eux
  • Une seule personne peut voter pour plus de 20 personnes ou plus et lors des dernières élections de nombreux bureaux avaient plus de votants que d’inscrits.
  • L’endoctrinement et l’adhésion au parti politique au pouvoir est accompagné par le prélèvement obligatoire des cotisations des adhérent(e)s du parti présidentiel sur leur salaires, condition sine qua non pour être embauché ou obtenir des avantages, ce qui prouve le degré de clientélisme mis en place

Le mécontentement général de la population est dissimulé par une fraude électorale massive dont le caractère excessif est à son comble, les résultats ne traduisent pas la volonté populaire et sont le résultat d’une mascarade organisée par le dictateur, sa famille et son clan pour se maintenir par tous les moyens au pouvoir, sachant que la seule façon pour le dictateur d’échapper à la justice internationale puis nationale est de rester en place éternellement pour conserver son immunité face à la dénonciation de crimes contre l’humanité et des plaintes pour assassinats et tortures déposées à son encontre par la Coalition CORED.

L’absence de porte de sortie pour le pouvoir coupable de crimes et délits a obligé le dictateur à refuser toutes les ouvertures ou possibilité de table ronde pour mettre en place un système démocratique proposé par l’opposition en exil regroupée autour de la Coalition CORED qui représente 19 partis politiques et associations écartées par le pouvoir et qui ont du fuir à l’étranger comme les 250.000 équatoriale-guinéens qui ont du fuir le pays pour avoir la vie sauve et qui devraient avoir la possibilité de voter depuis l’étranger.

Devant ces résultats électoraux qui viennent d’être obtenus par une violation des plus élémentaires droit de l’homme et qui constituent une véritable provocation pour le peuple qui souffre chaque jour de maltraitance économique et sociale, ces faits avérés révèlent et permettent à la communauté internationale de se rendre compte que la dictature exercée par le président OBIANG NGUEMA MBASOGO est une réalité à laquelle il convient de mettre un terme.

Au vu de cette situation qui constitue un scandale électoral international en terme d’abus de droit, la Coalition CORED demande au Président OBIANG NGUEMA MBASOGO dont le mandat doit être immédiatement interrompu pour haute trahison envers son peuple et crimes contre l’humanité, de quitter le pouvoir pour permettre la mise en place de véritables élections libres et démocratiques par la révision des listes électorales, la libération de tous les prisonniers politiques et la possibilité pour tous ceux qui sont partis de revenir dans le pays ou de pouvoir accomplir leur droit de vote.

En se maintenant au pouvoir avec des mandataires illégalement élus il ouvre la porte de la révolte du peuple opprimé et dont les ressources économiques et sociales ont été confisquées et accaparées par le clan présidentiel par 40 ans de dictature, pendant que la population vit dans la misère, la famille OBIANG a étalé ses richesses dans l’affaire des biens mal acquis, toutes choses qui n’ont que trop duré, la corruption dénoncée par le président s’appliquant à lui même en raison de sa fortune personnelle constituée pendant sa présence au pouvoir et évaluée à 600 millions de dollars qui doit être restituée au peuple Équato guinéen,

Pour que puisse revivre la République de Guinée équatoriale.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

L’auteur·e a choisi de fermer cet article aux commentaires.