Achicourt Autrement Que Les Autres

Acquisition, destruction, dépollution, mise à disposition : découvrez la lourde charge que le contribuable doit payer pour la remise à niveau d'une zone industrielle comme la zone de la Tourelle à Achicourt

Qui veut dépenser des Millions ?

Nous avons plusieurs projets en Millions d'euros sur la Commune d'Achicourt.

Pour rappel, nous avons :

  • Le projet de la future médiathèque dont le coût a été estimé par la CUA à 2.5M d'euros
  • La destruction et la reconstruction de la piscine dont le coût sera de 6 M d'euros (au lieu de ne dépenser qu'un Million pour sa réhabilitation)
  • L'agrandissement / doublement du pont David entre Achicourt et Agny dont le coût n'est pas encore connu (une rocade sera surement mise en place par la suite pour relier Beaurains par les champs)
  • La transformation du quartier du stade Camphin
  • L'aménagement de la voirie à 1,5M d'euros
  • La reconstruction de la zone de la Tourelle dont le coût a été estimée à 4M d'euros
  • La fin du remboursement de l'emprunt toxique estimée à 7.7M d'euros en prenant en compte l'année 2021 (initié sous l'ère Ménard, devenu toxique sous l'ère Lachambre) => nous recherchons des informations complémentaires sur les dysfonctionnements de la Mairie de l'époque concernant cette partie. Merci de nous contacter si vous avez des informations. 

Bref, nous jonglons avec les Millions !

Sur le projet de la Tourelle, c'est l'Etablissement Publique Foncier qui s'est occupé de la "mise en conformité" du site de la Tourelle

Pour rappel une mise en conformité, c'est plusieurs étapes :

  • Acquisition à prix d'or des terrains (si le propriétaire n'est pas d'accord, il faut passer par une réquisition)
  • Destruction des bâtiments
  • Dépollution du site
  • Nivellement du terrain
  • Sécurisation du site

A la première tranche d'acquisition de 2019 sous l'ère Lachambre, s'est ajoutée une deuxième tranche d'acquisition toujours sous l'ère Lachambre et l'on parle d'une troisième tranche, cette fois-ci sous l'ère Leblanc, pour récupérer les derniers terrains où sont domiciliés des commerçants comme Hol'enfain, le hangar des potes, Nord France Literie et Made in Pneu.

Si le premier zonage ne comportait que des bâtiments vides, dans la deuxième tranche il a été question de fermer des bâtiments en exploitation comme la société d'affutage Jaspar ainsi que le vendeur de voiture sans-permis privant la commune d'impôts locaux dont elle aurait pu bénéficier. Maintenant la société se situe sur Saint-Nicolas, la CUA est toujours gagnante mais pas Achicourt.

Le réaménagement de la zone se déroule en concertant la population dont les conclusions des rapports sont que l'on repousse à la réunion suivante les conclusions jusqu'à ce que l'on fasse une dernière concertation publique sous l'ère Leblanc et qui avait pour nom la "Maison du projet". Evidemment, la population est toujours très concertée mais on ne sait toujours pas ce qui est ressorti de ces consultations ni comment les participations ont été traitées...

Bref, c'est le grand flou artistique.

Que font les pouvoirs publiques pour lutter contre le chômage ?

Maintenant posons-nous la vrai question : qu'est ce que ces 4 Millions d'euros dépensés avec l'argent des contribuables rapporteront à la population locale en plus-value ? Seront-ils mieux logés ? Trouveront ils plus d'emploi ? Pourront-ils devenir plus facilement entrepreneurs et créer de la richesse afin de s'épanouir professionnellement et alimenter la ville en impôts locaux permettant de mettre en place d'autres infrastructures et services à la population ?

Dans les principales grandes villes existent des pôles technologiques, un pôle technologique près de la Gare d'Arras n'aurait-il pas été une bonne idée ? Le tout desservie par la Citadine d'Arras ? Un pôle technologique proche de l'Université d'Artois, cela n'aurait pas créer une politique d'emploi durable sur la Capitale de l'Artois ?

Pourquoi ne pas avoir continuer à appeler cette zone "une zone d'activités et d'emploi" ? Est-ce un aveu d'échec de nos politiques publiques ?

Le résidentiel doit-il être partout sur Achicourt à l'heure où la population demande plus d'espace vert et stop aux cités dortoirs ? Rappelons que ces principaux thèmes sont ceux de la dernière campagne électorale et qu'ils ne semblent pas avoir été entendus par nos politiques ...

Pour que les gens d'Achicourt consomment, il faut qu'ils aient des revenus. Pour avoir des revenus, il faut que la population d'Achicourt ait la possibilité de travailler (la commune d'Achicourt compte environ 15% de chômage de la population active).

Qu'ont fait les pouvoirs publiques successifs depuis des années ? Ils évacuent les entreprises de la zone d'Activités et d'Emploi qui restaient sur le parc de la Tourelle et font racheter aux promoteurs immobiliers les surfaces constructibles pour y faire du logement !

La zone de la Tourelle offrait cette formidable possibilité d'emplois de proximité: à Beaurains, à Dainville, les zones économiques accueillent de nouvelles entreprises (chantiers en cours ou en prévision), à Achicourt on supprime ou on réduit la seule zone économique digne de ce nom au temps ou Pascal Lachambre était maire et en totale incohérence(ou contradiction) avec les dires du Maire actuel d'Achicourt, Jean-Paul LEBLANC

Pourquoi détruire des bâtiments neufs ?

Le pire, c'est qu'il y avait des bâtiments prêts a être réemployés sans faire de grands frais pour devenir de vrais plateformes de lancement pour startups comme, par exemple, l'ancien bâtiment de l'INRAP :

  • Parking à l'avant et à l'arrière du bâtiment
  • Porte d'ouverture électrique coulissante
  • Réception 
  • Grand open-space
  • Partie bureaux avec plein de petits boxes pour les micro entrepreneurs
  • Site sécurisé

Monsieur Patrick Lemaire pendant les élections municipales faisaient du porte a porte dans le but d'être élu en accusant la Municipalité de Pascal Lachambre de ne rien faire pour éviter de démantèlement du bâtiment. Aujourd'hui, il est, lui aussi, acquis par la cause ...

Idem pour le bâtiment Jaspart qui avait, en plus, toute l'installation électrique pour y placer des machines de production industrielles ...

Cela aurait couté moins cher de réhabiliter le bâtiment que de le détruire et d'y construire autre chose mais comme l'EPF est plein aux as grâce à la perception de la taxe locale d'équipement, pourquoi ne pas détruire les bâtiments pour en construire d'autres à plusieurs étages ?

N'y a-t-il pas d'autres chantiers prioritaires pour la santé publique sur le territoire de la CUA ?

Avec cet argent qui se compte par Millions, pourquoi ne pas pas dépolluer les anciennes friches industrielles comme celle de Meryl-Fiber à Feuchy qui continue de polluer les eaux souterraines aux alentours ? Trop cher dit la CUA ! C'est vrai que de construire des zones commerciales / plateformes multimodales sur des terres cultivables coûte bien moins cher et rapporte plus. La catastrophe écologique attendra d'avoir des dirigeants capables aux commandes.

On se demande ce que font les écologistes pour monter au créneau et dénoncer cette politique attentiste et criminelle pour la santé publique sur l'Arrageois. Apres on nous fera un beau discours sur la qualité des eaux sur l'Arrageois ...

Il faut faire pression sur la CUA pour qu'elle prenne en compte la santé de ses habitants, la santé des sols et l'importance d'avoir des terres cultivables sur le long terme. La dépense déraisonnable ne devrait pas être autorisée à l'heure où les finances de notre pays sont une ressource rare ...

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