Ces mille et unes phrases d’arabes


  • « Moi, ce que je veux du jeune musulman, quand il est français, c'est qu'il aime son pays, c'est qu'il trouve un travail, c'est qu'il ne parle pas le verlan, qu'il ne mette pas sa casquette à l'envers. »

Nadine Morano, le 14/12/09 à un débat sur l’identité nationale

 

  • « Il ne correspond pas du tout au prototype », plaisante M. Hortefeux en référence à l’origine arabe du jeune homme, avant d’ajouter : « Il en faut toujours un. Quand il y en a un ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes »

Brice Hortefeux, Campus UMP , 05/09/09

  • "Je pense qu'il (le débat sur l'identité nationale, NDLR) est plus qu'utile, qu'il est indispensable, et qu'il est temps qu'on réagisse parce qu'on va se faire bouffer "."Par qui, par quoi?", demande le journaliste de France 2. Réponse de l'élu: "Il y en a déjà 10 millions (d’étrangers), alors faut bien réfléchir, 10 millions qu'on paie à rien foutre", répond le maire de Gussainville.

Maire UMP à France 2

  • Sur un marché à Évry avec une population arabe, à son collègue, devant les caméras:« Belle image de la ville d'Evry… J'aimerais quelques blancs. Tu me mets quelques blancs, quelques whites, quelques blancos… »

Manuel Valls (PS), dans Direct 8: "politiquement parlant",

  • "A mon avis il est pas tout à fait né natif..." a déclaré l'ancien président de la République au maire de Bordeaux en parlant d'un jeune d’origine arabe ayant déclaré habiter à Lormont. Alain Juppé lui répond en souriant:"Il est pas corrézien".

Jacques Chirac, canal +

Voilà ces mille et unes bêtises.

Voilà pourquoiActurevue décide de refuser le débat sur l’identité nationale.

Parce que ces gens qui se réunissent, qu’ils soient politiques ou non, ce sont les mêmes qui vont stigmatiser les musulmans, les arabes, les noirs….

Ce sont « ces bons français » qui vont parler des autres comme des étrangers.

Ce sont eux qui vont refuser d’admettre qu’ils sont français…simplement français.

Et, enfin, ce sont ces mêmes personnes qui vont oser dire qu’ils ne font rien pour s’intégrer, pour être français.

Tant que l’hypocrisie du débat existera.

Tant que ces « bourdes », comme certains aiment les appeler, quand nous pensons que ce sont des fautes politiques, resteront impunies.

 

Tant que certains continueront à vouloir ignorer une partie de la population. Alors il ne se passera rien. Il y aura toujours le racisme d’un côté. Le malaise de l’autre. En somme, toujours rien.

Nous avons la conviction que le climat actuel est un climat de peur et d’intolérance qui a pour finalité de préparer les élections régionales.Nous sommes acharnés à ne pas nous rendre complices de cela.

À le dénoncer, le critiquer, le refuser.

D.Perrotin

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