Les étudiants de l’ENS délogés par la police

Vers 6h du matin, ce mardi, des dizaines de voitures et de carsde police ont investi la rue d'Ulm pour évacuer les bureaux de la direction del'Ecole Normale Supérieure, occupées depuis 3 semaines par les étudiants etgrévistes.
Mobilisation à l'ENS © Acturevue Acturevue
Vers 6h du matin, ce mardi, des dizaines de voitures et de carsde police ont investi la rue d'Ulm pour évacuer les bureaux de la direction del'Ecole Normale Supérieure, occupées depuis 3 semaines par les étudiants etgrévistes.

 

14 personnes ont été embarquées, puis relâchées peu de tempsaprès. La directrice, Monique Canto-Sperber et le directeur adjoint de l'école « seréjouissaient du spectacle » selon un étudiant présent, soulagés derécupérer leur salon.

La crainte actuelle des normaliens est de devoir payer lesconséquences judiciaires de leurs actes : c'est à dire 5200 euros d'amendeà partager entre les 14 occupants .

 

La détermination semble être, pourtant, le letmotiv des étudiants de l'Ecole Normale Supérieure de la rue d'ULM à Paris. Après 6 mois de mobilisation, 3 mois de grève et 28 jours d'occupation, une centaine de personnes s'étaient rassemblées le mardi 12 avril pour exiger que les grévistes soient reçus au Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche. e.

 

Depuis octobre, une centaine d'étudiants se mobilisent pour défendre les travailleurs précaires de l'établissement - cuisiniers, jardiniers, femmes de ménage, bibliothécaires - qui accumulent les CDD malgré leurs nombreuses années d'ancienneté.

Sur les quatorze travailleurs précaires de l'ENS de la rue d'Ulm, onze sont en grève depuis le 11 janvier. Ils exigent un CDI et leur titularisation.

 

92 jours de grève et 22 jours d'occupation

Les étudiants et le personnel en grève ont donc décidé d'occuper nuit et jour les bureaux de la direction et ce, malgré une condamnation du tribunal administratif vendredi dernier, qui inflige 50 euros d'astreinte à tout occupant pour chaque jour d'occupation.

 

Personne n'est prêt à lâcher la mobilisation et tous les grévistes font le même constat :

 

« Ce sont des élèves brillants, qui luttent tout simplement contre l'injustice sociale ».

 

David Perrotin

Plus d'infos sur http://www.acturevue.com

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