La cour suprême d’Israël approuve l'expulsion du directeur de Human Rights Watch

La cour suprême en Israël vient de valider l’expulsion d’ Omar Shakir, citoyen américain et directeur de Human Rights Watch en Palestine et Israël, en raison de son éventuel soutien à la campagne de boycott BDS. Cette expulsion est rendue possible depuis une loi votée en 2017 qui autorise la déportation et/ou l’entrée du territoire israélien à des citoyens étrangers supportant le boycott.

La cour suprême en Israël vient de valider l’expulsion d’ Omar Shakir, citoyen américain et directeur de Human Rights Watch en Palestine et Israël, en raison de son éventuel soutien à la campagne de boycott BDS. Cette expulsion est rendue possible depuis une loi votée en 2017 qui autorise la déportation et/ou l’entrée du territoire israélien à des citoyens étrangers supportant le boycott.

Ce jugement arrive après plus d’un an de procédure contre le directeur de HRW. Malgré les réfutations de l’ONG concernant une quelconque appartenance de l’américain au groupe BDS, et un premier appel en 2018, la cour suprême vient de valider l’expulsion du salarié de HRW. La décision finale appartient maintenant au gouvernement israélien, mais à lire la réaction du ministre de l’intérieur israélien Gilad Erdan, celle-ci ne fait peu de doute : 

“J'applaudis à la décision de la Cour suprême qui a accepté la position de mon bureau, selon laquelle un visa de travail ne devrait pas être accordé à un activiste étranger soutenant le boycott  et qui veut faire du mal à Israël et à ses citoyens. Omar Shakir est un militant du BDS qui profite de son séjour en Israël pour la blesser et aucun pays sensé ne le permettrait.”

Human Rights Watch, dénonce au travers de cette décision une tentative de la part d'Israël de museler toute forme de critique à son égard, d'utiliser le soutien non avéré à BDS de Shakir, pour invisibiliser le travail de l’ONG sur place.  A noter également que cette demande d'expulsion intervient après qu’un membre d’Amnesty International, présent à Gaza a été arrêté alors qu’il souhaitait se rendre en Jordanie pour l’enterrement d’un proche et interdit de quitter le territoire pour des raisons de sécurité “non-dévoilées”.

Sur Twitter, Omar Shakir à quant à lui réagit :la décision revient maintenant au gouvernement israélien. Si cela se produit, j’aurai 20 jours pour partir et le pays rejoindra les rangs de l’Iran, de la Corée du Nord et de l’Égypte qui bloquent  l’accès aux responsables de HRW. Nous ne nous arrêterons pas. Et nous ne serons pas les derniers. "

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