Et ne te détourne pas de ton semblable.

"Partage ton pain avec celui qui a faim, et fais entrer dans ta maison les malheureux sans asile ; si tu vois un homme nu, couvre-le, et ne te détourne pas de ton semblable."

"Partage ton pain avec celui qui a faim, Et fais entrer dans ta maison les malheureux sans asile ; Si tu vois un homme nu, couvre-le, Et ne te détourne pas de ton semblable."

Ce sont les paroles d’Ésaïe dans la Bible.

Ce sont nos “racines chrétiennes”, sûrement celles que revendiquent fièrement ces ignorants de Génération Identitaire.

Je ne sais pas où trouver les mots suffisants pour venir dire l’immense rage et colère que j’ai ressenti suite aux événements de ce week-end dans les Alpes, quand un groupuscule facho est venu déballer sa haine à la frontière franco-italienne.

Hurler son racisme, hurler sa haine, affirmer fièrement son rejet de l’autre. 

Suivi d’un communiqué honteux du ministre de l’intérieur, qui fait part de son indignation quant aux actions menées par des groupes d’activistes d’extrême-gauche “pro-migrants”, tout en ayant obtenu le soutien du FN pour le vote de sa loi “Asile Immigration”. En Marche vers l’abjection.

Je n’ai plus envie de débattre sur la nécessité d’accueillir des personnes en détresse, ni de rappeler à quel point ce qu’il s’est passé ce week-end est grave et dangereux pour ce qu’il reste de notre démocratie.

Nous, nantis européens, nous refusons de voir le danger du repli du soi, par paresse, égoïsme et surtout par refus de remettre en question nos privilèges de naissance.

Ce week-end, le racisme, la xénophobie et la haine de l’autre ont encore gagné du terrain, sans que notre gouvernement apporte une réponse déterminée face à ces “gesticulations”.

La réponse ne viendra pas de nos politiques, donc il faut maintenant construire une société civile forte, solidaire et résistante, sans quoi, ces manifestations d’extrême-droite pourraient devenir banales, et le racisme finira par trouver sa place, qui est déjà trop confortable, au sein de notre société.

Face à ce qui arrive, plus que jamais nous devons nous unir, continuer de porter un regard critique et attentif sur les attaques quotidiennes à l’encontre des groupes de personnes les plus démunies, et apporter toute la bienveillance nécessaire.

L'intolérable et la haine ne doivent pas trouver leur place au sein de notre société.






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